J'aime :

       Le blog d'Elsia et son regard sur le monde : c'est varié (éclectique, même), culturel ou pas, musical et très vidéo, passionnant de toute façon, émouvant évidemment. Un blog dix-huit étoiles, minimum.

       Le site du Mammouth déchaîné : histoire de rire de notre quotidien de futurs professeurs, un peu d'humour ne nous fera pas de mal. Douze étoiles, mais mise à jour quelque peu irrégulière.

       Une association de professeurs, Sauver les lettres : pour qui s'intéresse à la sauvegarde de l'enseignement de la littérature. Le meilleur de ce que je préfère, sur leur site, est ici, , encore là, un autre morceau, et, pour finir, ici. Mais tout n'est pas du même tonneau...

       Les mots sont importants : coanimé par Pierre Tévanian et Sylvie Tissot, ce site consacré à l'observation de la langue dans les médias m'a particulièrement intéressé. Leurs "études de cas", qu'on soit d'accord ou pas avec le contenu des textes, sont particulièrement intéressantes, et leur manifeste a le mérite de la clarté.

       Acrimed : un site d'observation et de critique des médias, comme son nom l'indique. Clair, organisé, régulièrement mis à jour, classement thématique de certains sujet, et un moteur de recherches qui marche. Une saine lecture, qu'on ait ou pas la télévision.

      

Vendredi 6 juillet 2007

       Bilan : une robe que j'ai acheté comme nuisette, et des barrettes. Il me manque encore un cache-coeur, pour aller avec la nuisette susdite, j'airais demain, on avait trop mal aux pieds. Hyper belle, la nuisette. Une robe blanche, décolleté disons avantageux et longueur jusqu'aux pieds, on ne voit aps trop mon ventre, le tout en voile blanc : elle est superbe. Seule déception, c'est du synthétique, en même temps, du coton, ça rendrait pas pareil. Ce qui m'a décidé à en faire une tenue de nuit, c'est un détail absurde. Mes seins ne rentrent dans rien. J'ai essayé cette robe d'abord avec mon soutien-gorge et le résultat était atroce. Un brusque coup de désespoir m'a poussé à essayer sans. Révélation : elle me va bien, sans rien, cette robe... Qu'à cela ne tienne : je la porterai sans dessous !

par Mahault publié dans : Je suis une fille
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Mercredi 4 juillet 2007

       Je sors de chez le coiffeur, et je ne suis même pas déçue. Au lieu de la longue natte d'enfant sage qui me pendait jusqu'au milieu du dos, j'ai une coupe courte mais pas trop, hyper bouclée (hinhin, quand je pense que c'est naturel...), toute pétillante et qui me fait moins triste. J'ai l'impression de n'avoir plus du tout de cheveux sur la tête, ne pas avoir un poids qui pend dans le dos, ça fait bizarre. La coiffeuse m'en a coupé vingt bons centimètres, il était temps, le bout ressemblait à de la paille, et j'aime décidément bneaucoup ces boucles en forme de ressort, le long de mes joues. Chuis contente !

par Mahault publié dans : Je suis une fille
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Mardi 3 juillet 2007

       A chaque fois que je vais chez le coiffeur, j'ai l'impression de perdre une virginité de plus. C'est sans doute pour cela que je n'y vais pas souvent... Rendez-vous demain, juste après le psychiatre (il y a des coïncidences bizarres, dans ma vie), après deux ans et demi de pousse non contrôlée. Résultat : j'ai des cheveux longs, certes (et encore, bof). Mais fourchus, voire tridentés (je vous jure que c'est vrai, j'en au trouvé au moins douze avec une fourche à trois parties), ternes (c'est le mauvais temps, et pis je dois refaire ma couleur depuis au moins quinze jours, rien à voir avec les ciseaux), et complètement fous (je n'ai pas eu de conseils pour dompter mes frisouilles depuis plus de deux ans, résultat, je ne fais rien, en espérant bêtement qu'elles vont s'aplatir toutes seules - tintin, évidemment, elles n'en font qu'à leur tête).

       Bref, il était temps de faire preuve d'autorité vis-à-vis de ce fouillis capillaire. Donc, les grands moyens : la guerre ouverte, directement et par surprise. A moins qu'une mèche meiux réveillée que les autrs ne m'ait entendue demander un rendez-vous... Bon, vu le faible délai que les forces adverses ont pour s'organiser, ça devrait aller, je peux encore profiter de l'avantage de la surprise. Le seul rpoblème, c'est que je ne sais pas ce que je veux. Après deux ans passés à faire pousser tout ç, ça me fait un peu mal de renoncer à mes boucles d'un seul coup, et pourtant, certains soirs, en démêlant cette tignasse pleine de noeuds (attaquez-vous à la forêt amazonienne avec un peigne, vous verrez à peu près l'effet produit et le côté productif et rapide de l'affaire), je rêve de court, de très court même, comme ma mère et ma soeur, je me dis que ce serait pas mal, peut-être, d'être coiffée comme un garçon, avec une raie sur le côté... désespoir devant le résultat, de toutes façons, demain après-midi.

par Mahault publié dans : Je suis une fille
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Vendredi 29 juin 2007

       Sixième TS. Direction les urgences, accompagnée par Cécile qui a vraiment fait le maximum pour moi, ces jours-ci, encore plus que d'habitude (mention spécial à elle, Joris et Caroline, hyper présents pour moi, merci !) et l'hôpital m'a gardée huit jours et demi. Les deux premiers jours, jeudi et vendredi, j'ai dormi. Après, j'ai eu le temps de réfléchir, pas de lire parce que épuisée et manque de concentration, j'ai vu une psychiatre, une très tentante interne qui m'a secouée, vraiment, elle a percé mon armure et m'a fait prendre conscience que je suis bourrée de faiblesses. Et des infirmières psy, pleins de gens formidables, le service psycho-médico-social du CHU local est très bien. Tous ces gens ont pris soin de moi.

       Je n'ai rien fait pendant huit jours. Enfin, c'est l'impression que j'ai : en me lâchant, cet après-midi, la psychiatre m'a dit que j'avais bien travaillé, qu'il fallait continuer. Je commence donc un travail de fond, la semaine prochaine, avec un psychiatre. Elle ne m'a pas caché, cette interne efficace, que ce sera long, et probablement douloureux. Je vais le faire. J'ai vingt-trois ans : ma première TS a dix ans. Il est temps que je vive, j'ai encore du temps devant moi, et cette saleté de maladie ne m'aura plus. Promesse d'ivrogne, de dépressive structurelle ? Peut-être : mais je la fais avec ferveur, et sérieux. Je veux mordre, goûter à tout ce que je n'aime plus, tout ce qui n'a plus de goût parce que je vois gris, je veux devenir douce et accepter ma normalité conquérante, garder mon grain de folie et lon goût pour l'étrange : ni plus ni moins que les autres, pas pareille, simplement.

par Mahault publié dans : Les choses belles
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Samedi 16 juin 2007

Qu'on soit de Rome ou d'Amérique
Qu'on soit de Londres ou de Pékin
Qu'on soit d'Egypte ou bien d'Afrique
Ou de la porte Saint-Martin
On fait tous la même prière
On fait tous le même chemin
Qu'il est long lorsqu'il faut le faire
Avec son mal au creux des reins

Ils ont beau vouloir nous comprendre
Ceux qui nous viennent les mains nues
Nous ne voulons plus les entendre
On ne peut pas, on n'en peut plus
Et tous seuls dans le silence
D'une nuit qui n'en finit plus
Voilà que soudain on y pense
A ceux qui n'en sont pas revenus

Du mal de vivre...

Barbara a dit cela beaucoup mieux que moi, ses mots sont beaux, et la musique aussi. Oubliez la fin de la chanson : il y aussi ceux qui n'en reviennent pas.

par Mahault publié dans : Je suis une fille
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Samedi 16 juin 2007

       C'était pas encore pour cette fois : Cécile est venue s'enquérir de mon moral. Donc, elle l'a relevé, elle s'est occupé de moi. Je ne suis pas morte.  De toutes façons, hormis mes couteaux à bout rond, il n'y a guère que mes calmants de dangereux chez moi. Et encore, est-ce qu'on meurt avec deux boîtes mêmes pas pleines de calmants, de deux molécules différentes ?

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Jeudi 14 juin 2007

       Eh oui... je n'irai pas à Strasbourg, pour des questions d'emploi du temps, celui trop chargé de l'ami qui m'accueille d'habitude. Très déçue, privée de mes vacances, de l'air pur d'ailleurs, de son herbe plus verte... Tant pis. Il me reste à tirer ma révérence en douceur, sans faire trop de bruit, et à fermer les yeux : dormir, enfin, tout oublier.

par Mahault publié dans : Humeurs
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Mardi 12 juin 2007

       Voilà, au son de Barbara et de ses chansons spleenantes (copyright Cécile), j'ai enfin mis au net plusieurs choses que je devais faire depuis avant le paléolithique. Un sac à bouts-de-tissu-qui-restent-et-qu'on-garde-pour-plus-tard parce qu'on-ne-sait-jamais, des fois qu'un jour on aurait besoin de douze centimètres carrés de jersey rose fuschia avec des paillettes... Bref, il me restait de la percale blanche et du ruban pervenche, ça a fait un grand sac suspendu à l'espagnolette, avec tous mes restes dedans.

       Un sac à linge sale. J'en ai déjà un, jaune, en forme de polochon, pas pratique mais je l'aime bien. Là, il est bleu foncé, avec des rubans crème qui coulissent pour fermer, assez grand pour quatre à cinq jours de voyage. Je vais peut-être le broder, on verra bien... si j'ai le temps.

       Le pantalon à pont. Pour une fois, j'ai mis plus de temps à faire un projet qu'à choisir le tissu. Deux mois que je suis dessus (mais il y a eu les vacances, les partiels et le désastre mémoire...), il ne me reste plus qu'à choisir des boutons et à faire les boutonnières. A la machine, évidemment... Peut-être des boutons en bois clair, ce sera pas mal avec ce tissu bleu et lourd. Pantalon entièrement fait toute seule, je le précise !

       Le sac cabas noir. Après maintes heures passées à broder ces foutues paillettes rose Barbie, c'est enfin terminé. Je vais pouvoir l'emmener à Strasbourg... Extérieur en toile noir, brodé de "Culture dans tous les sens" en sequins roses, intérieur en très gros vichy rose et blanc : ça kitsche à mort, au moins je suis sûre que personne n'aura le même... et puis j'aime les trucs kitsch. Appel : il me reste assez de toile noire pour en faire un deuxième, reste à choisir l'intérieur...

       Un sac à biais / ruban / croquet / élastique. Oui, un fourre-tout. Même modèle que le sac à restes de tissu, plus petit, bleu foncé, même tissu que le sac à linge...

       Deux sachets en toile vichy orange vif et biais orange cousu, un pour mes produits solaires (deux crèmes, un truc antibrûlures), l'autre pour trimballer mes dessous quand je voyage, donc un peu plus grand que le premier...

        Je tiens à préciser que j'ai fait tout ce bazar sans acheter un centimètre carré de tissu ni de passementerie : imaginez le stock de trucs inutilisés que j'avais... Evidemment, il me manque encore plein de sachets, dont un (ça ne s'invente pas) pour le GPS de maman ! Là, j'ai en projet un "pyjama" (si l'on peut dire) en jersey rayé de deux tons de bleu, un débardeur à rubans sur les épaules et une culotte. On verra bien ce que ça donnera...

par Mahault publié dans : Chiffons et bouts de ruban
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Lundi 11 juin 2007

       Je vous jure que c'est vrai. J'ai connu l'époque où il fallait la journée pour faire un Nantes-Strasbourg : deux heures et quart jusqu'à Paris, deux heures d'attente pour changer de gare, et quatre heures et demie jusqu'à Strasbourg. J'avais d'ailleurs fait ce trajet en août dernier, un voyage épique puisque, pour la seconde partie du voyage, je m'étais retrouvée assise derrière deux chouflasses de 17-18 ans, qui venaient d'avoir leur bac et un brevet de connerie et de bienpensance avec. Ca m'avait paru long, mais long... Là, en cinq heures (et six minutes, faut pas déconner) ce sera plié. Je sens que je vais passer le trajet le nez sur ma montre, histoire de voir si c'est vrai...

       J'avais besoin d'une escapade, eh bien je l'ai. Je pars à Strasbourg, voir un ami, sa maman que je n'ai pas vue depuis quatre ans, pique-niquer en forêt, raconter des bêtises, se disputer (sinon ce ne sont pas de vraies vacances), rire, manger une glace et faire des câlins. Je pars en vacances. Quatre jours que j'attends depuis sept mois, et qui, a priori, vont me faire plus de bien qu'une cure de silence et de sommeil dans un hôpital quelconque. Même si ce n'est pas aussi reposant, j'aurais en plus de l'air neuf et frais, de la montagne et tant pis pour la mer, ce sera pour plus tard, une ville que j'adore pour y avoir vécu trop peu de temps, et de la tendresse, des câlins, une affection vraie qui ne se dément pas. Merci, Joris !

par Mahault publié dans : Les choses belles
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Dimanche 10 juin 2007

       Plus d'anxiolytiques... A la place, hier après-midi, quelques heures aux Sablières. Baignades, bronzette, coups de soleil évidemment, goûter commun, discussions futiles ou pas, déconnades avec les copines. Soleil, eau fraîche, des gens sympas : tout ce dont j'avais besoin après ces jours pourris.

       Et je remets ça aujourd'hui. Je rentre chez mes parents, pour les législatives. Ouais, bon, aller voter n'est aps précisément exaltant, mais je le fais, et puis, cet après-midi, je vais ramasser les fruits. Parce que notre jardin commence à livrer ses trésors acides et sucrés, fraises, groseilles et framboises... Le temps des confitures et, avant, de la cueillette en plein cagnard est revenu. Donc, cet après-midi, foulard sur les cheveux, crème solaire et panier : j'attaque les buissons de groseilles rouges et blanches.

par Mahault publié dans : Les choses belles
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