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       Le blog d'Elsia et son regard sur le monde : c'est varié (éclectique, même), culturel ou pas, musical et très vidéo, passionnant de toute façon, émouvant évidemment. Un blog dix-huit étoiles, minimum.

       Le site du Mammouth déchaîné : histoire de rire de notre quotidien de futurs professeurs, un peu d'humour ne nous fera pas de mal. Douze étoiles, mais mise à jour quelque peu irrégulière.

       Une association de professeurs, Sauver les lettres : pour qui s'intéresse à la sauvegarde de l'enseignement de la littérature. Le meilleur de ce que je préfère, sur leur site, est ici, , encore là, un autre morceau, et, pour finir, ici. Mais tout n'est pas du même tonneau...

       Les mots sont importants : coanimé par Pierre Tévanian et Sylvie Tissot, ce site consacré à l'observation de la langue dans les médias m'a particulièrement intéressé. Leurs "études de cas", qu'on soit d'accord ou pas avec le contenu des textes, sont particulièrement intéressantes, et leur manifeste a le mérite de la clarté.

       Acrimed : un site d'observation et de critique des médias, comme son nom l'indique. Clair, organisé, régulièrement mis à jour, classement thématique de certains sujet, et un moteur de recherches qui marche. Une saine lecture, qu'on ait ou pas la télévision.

      

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Mercredi 6 juin 2007

       Je ne vais pas bien. Même totalement shootée (oui, c'est mal), sur conseil de mon médecin, je ne vais pas bien. Déprimée, gravement, insomniaque ou hypersomniaque selon les jours, la tête dans le brouillard, je ne peux plus penser, encore moins travailler, évidemment. Et ces jours gris foncé, comme une popeline trop épaisse, sont censés être des vacances, du repos. Je ne me repose pas, je végète. Je vais en sortir, comme d'habitude, encore plus fatiguée qu'avant, les nerfs même pas reposés, parce qu'il faudra toujours que je fasse mon mémoire.

       Envie de tout envoyer promener, le mémoire, ma directrice, mes projets pour plus tard, ces saletés de médicaments (j'ai compté : antidépresseurs, pilule, anxiolytiques, traitement de fond contre l'asthme, traitement antiallergique, truc antiallergie au soleil, ça fait cinq comprimée le matin et quatre le soir), j'ai envie de partir en vacances avec ma soeur et mes parents qui vont faire une virée en Corse. Non que j'ai subitement une passion folle pour la randonnée, mais il faudrait que je change d'air. Que je parte, loin de tout, près de la mer, avec même pas mes livres, juste un ami, et je suis sûre que si c'était possible, je pourrais balancer à la flotte mes anxiolytiques. Depuis août, je ne suis pas sortie d'Angers, sauf pour une courte escapade à Paris, en novembre, voir des amis très chers et assez lointains. Cela fait donc six mois que j'ai la tête sous l'eau.

Par Mahault - Publié dans : Humeurs
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Lundi 4 juin 2007

       Bon, ben, voilà, fin de l'aventure, ou presque... Ma directrice ma laisse le choix de le rater maintenant et de ne pas avoir la moyenne et/ou de ne pas être acceptée en M2, plus tard, ou de le passer en septembre, avec a priori de meilleures chances de réussite. Donc, soyons logiques, pour une fois, je vais le passer en septembre... Reste à accepter de laisser au vestiaire et derrière moi ma fierté, ma réputation de bonne élève et, plus important, ma santé. Crises d'asthme, crises allergiques, crise d'angoisse, insomnies, myalgies persistantes et inexpliquées : ma vie n'est pas joyeuse, en ce moment. Me voilà droguée, antidépresseurs et calmants, Ventoline, j'ai refusé les somnifères. Si mes études me rendent malade, je crois qu'il est temps de les arrêter.

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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Jeudi 31 mai 2007

       Conclusion terminée, notes soigneusement faites et numérotées (j'ai dû écrire op.cit. au moins 120 fois), ne reste plus que la bibliographie (sept à huit livres en comptant les oeuvres, ça ne devrait pas être trop long), mais il faut que je retrouve ma fiche méthodologique sur le sujet. Il me manque l'avis de ma directrice, je lui ai soumis mon oeuvre aujourd'hui, j'attends le verdict pour la semaine prochaine... Pourvu qu'il n'y ait pas trop de choses à rectifier !

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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Mardi 29 mai 2007

       Intro terminée, conclusion en cours... Bibliograhie, références et notes me filent des envies de meurtre, mais je ne sais pas qui tuer. J'en ai maaaaaaaaaaaaare !

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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Dimanche 27 mai 2007

       J'ai fini la dernière sous-partie, j'ai mis l'interligne réglementaire, et me voilà avec à peine 55 pages. Il me manque encore les notes en bas de page, quelques références, introduction et conclusion : avec tout cela, je dois atteindre 60 pages. Ce ne sera pas pour aujourd'hui : vu qu'il pleut, mais alors vraiment, mon papa a eu l'idée de venir décoller du papier peint chez moi, et avec moi.  On va gratter le plafond, reboucher les fissures des murs (non, je n'habite pas un taudis, juste un appart pas retapé depuis longtemps dans un vieil immeuble), et bien entendu en foutre partout : je n'aurai plus qu'à recommencer le ménage.

       Oui, je suis d'une humeur massacrante. Il pleut, mon mémoire n'a pas autant de pages que ce que je voudrais, je n'ai pas la moindre envie de décoller du papier peint, surtout cet après-midi, pendant que ma soeur sera au cinéma, je ne peux plus voir mon mémoire / ma documentation / mes oeuvres en peinture, et j'en ai assez d'être fatiguée. pas la peine de me dire que ça ira mieux demain : demain, il faudra toujours faire cette introduction que je ne sais pas par quel bout commencer.

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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Vendredi 25 mai 2007

       Hin hin, je l'ai eu. Il y a UN opuscule qui parle de l'éducation des jeunes filles dans les couvents au XIXe, à Angers, un truc publié par des érudits locaux. Gloire et remerciements infinis à la gentille bibliothécaire de la BM qui a consenti à perdre une demi-heure de son temps avec moi, ce matin : elle a fourni la matière de douze lignes à mon mémoire. Oui, ben douze lignes, ça fait une demi-page, c'est pas négligeable, au point où j'en suis...

       Bon. Il ne me reste plus qu'à retrouver la citation précise dont j'ai besoin, au milieu de la documentation que je retourne chercher demain à la BU (ça m'apprendra à faire des fiches correctes, à faire des fiches tout court en fait), à rédiger ma dernière sous-partie sur la vision de l'auteur sur le personnage (ça ne va pas être facile, je n'ai pas commencé et c'est un travail de fourmi, genre une citation dans le bouquin qui en parle, et c'est tout), ça promet d'être long, et les siamoises introetconclusion. Je peux le faire. J'espère jsute que ma directrice ne va pas me dire, la semaine prochaine, que ce n'était pas comme ça que je devais m'y prendre.

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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Vendredi 25 mai 2007

       Un petit point sur l'avancement de mes travaux.  J'ai terminé la robe en satin bleu clair : haut froncé, genre faux smocks (les vrais, ce sera pour plus tard...), bas empire, juste aux genoux, bretelles à nouer sur les épaules en ruban de satin crème, je n'ai pas trouvé une teinte de bleu qui aille avec le tissu de la robe. Portée une fois, pour le moment, avec des ballerines rouges (je n'ai pas encore réussi à m'adapter aux souliers blancs à talons, mais je ne désespère pas d'arriver un jour à marcher avec sans qu'on croit que j'ai les deux genoux cassés). J'ai fait, hier, entre mon mémoire et la visite d'une amie, une jupe noire et blanche : le tissu est original, trame noire chaîne blanche, ou l'inverse, je ne sais jamais, bref, ça donne des très petits carrés (la largeur du fil, en fait) noirs et blancs. Trapèze, au-dessus du genou, fermeture éclair et une bande du même tissu avec un bouton gris, à la taille, pour la netteté. Elle est mignonne, plutôt confortable, et je vais pouvoir la mettre avec mon corset gris perle (c'est pour ça que je l'ai faite, d'ailleurs...). Deux heures et des brouettes de travail, ça a été vite, je suis plutôt fière de moi.

       En projet, un corset en satin de coton bleu ciel, le même tissu que la robe, doublé et biaisé en coton crème, pour Cécile. S'il y a assez de tissu, je m'en ferais bien un aussi... Le corset de Cécile est prioritaire, évidemment. J'en ai conçu un autre, pour moi, en lin beige, je pense, en verra bien... Mais au moins, je sais maintenant qu'il y a un certain nombre d'erreurs à ne pas commettre, mon premier corset fait par moi-même s'avérant totalement inutilisable... Tant pis, je vais le découdre pour récupérer le busc, et je recouperai les baleines pour bricoler un serre-taille. Ben oui, on découd, on coupe pas direct dans le tissu... oui, ça irait plus vite, mais c'est pas propre !

       En cours de réalisation, un pantalon pour le cours de couture, et un sac, forme cabas, grosse toile de coton noir doublé de vichy à gros carreaux roses et blancs. Sur l'extérieur noir, je brode avec des sequins roses, la même teinte, presque, que les carreaux de l'intérieur, sur une seule face parce que c'est hyper long, "culture dans tous les sens" (j'ai longuement hésité avec "j'ai failli attendre", un peu agressif, et "chuis la copine d'un papillon", mais c'était beaucoup trop long, peut-être pour ma soeur, pour plus tard) : quand j'aurais fini de poser toutes ces paillettes, il me restera à faire les anses et à coudre ensemble extérieur et doublure. Et quand j'aurais fini le sac, j'en ferais un autre, extérieur noir aussi, il me reste de la toile, mais intérieur autre (je n'ai plus de vichy rose) : peut-être pour une amie, avec sur une face "un jour oui" et l'autre "un jour non".

       La bonne nouvelle, c'est que je suis là tout août. Ca veut dire que, raisonnablement, en cousant le matin et en travaillant l'agrèg l'après-midi, je peux arriver à faire tout ça. Prévoir quand même des journées d'au moins quarante-huit heures.

Par Mahault - Publié dans : Chiffons et bouts de ruban
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Jeudi 24 mai 2007

       Ce qui s'appelle un défi con. Mais alors un vrai. Je fais mon mémoire de maîtrise, ces jours-ci, et une amie de fac aussi. Il y a quinze jours, on était à se dire qu'on ne rendrait peut-être qu'en septembre... Et là, ce soir, au détour d'une conversation téléphonique, paf, on se dit comme ça "et si on se donnait trois jours pour le finir ?" Ben, évidemment, on a pris ça au sérieux. Donc, on s'appelle dimanche, pour voir où on en est. Vu que ma documentation sur les couvents est toujours au point mort, je ne pense pas que j'aurais fini dimanche soir à vingt heures.

      Mais ce n'est pas grave : l'essentiel, c'est de travailler à fond, quinze heures par jour s'il le faut, jusqu'à dimanche soir. Je viens de boucler mon II C, c'est-à-dire la troisième sous-partie de mon deuxième grande partie. Reste mon grand III, pas rédigé du tout et pour lequel je manque encore un peu de documentation, restent intro et conclusion. Déjà que je souffre pour sortir douze lignes en intro et huit en conclusion, écrites à la main, pour une dissert, et que je ne vois pas vraiment où je vais avec ce mémoire, ça s'annonce mal. En fait, il faut que, dimanche à quinze heures trente, j'ai fini mon mémoire (y compris la partie couvent, qui commence à me taper sur le système), j'ai trouvé une dynamique et un intérêt à mon travail. C'est pas gagné...

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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Jeudi 24 mai 2007

       Je le savais, ça ne pouvait pas durer. Pour une fois, ma nature foncièrement pessimiste (je ne sais plus qui disait que les pessimistes sont des optimistes bien informés, je crois surtout que c'est ça) : il n'y a manifestement à la BU d'Angers, tous sites confondus évidemment, aucun livre sur l'éducation des filles au XIXe siècle. C'est un scandale. Comment ça, tout le monde s'en fout, surtout dans une ville où l'université ne propose pas de cursus de socio ? Ben, pas que ça m'intéresse foncièrement, mais là il me FAUT un description de la vie des jeunes filles au couvent pendant les années 1860-70. Attention, pas des religieuses, hein. Des jeunes filles qu'on envoyait au couvent pour les éduquer, les instruire, etc. Parce que c'est ce qui arrive à Giselle, et ma directrice m'a opportunément fait remarquer que, si quelqu'un sait tout sur ce thème, cette perle ne sera de toutes façons pas dans mon jury, et que je dois donc détailler et expliquer cette partie.

       Je ne trouve rien. Reste la solution de raconter ce que je crois qu'il s'y passait, et d'inventer un auteur et une oeuvre de manière à ce que ce soit crédible : un truc du genre Jean-Paul Usmont, L'éducation des filles (1850-1980) : une laïcisation progressive. Evidemment, ce bouquin n'existe pas, ce serait trop beau. Le côté crédible, il est obtenu par le fait que le titre ne parle pas exactement de ce que je cherche, mais que ça peut se trouver englobé dedans... Non, je ne le ferais pas. Ce serait un peu bête de commencer tout de suite à foutre en l'air mon avenir là-dedans, et puis j'aurais trop honte. Non, je vais retourner à la BU, plutôt, et harceler un bibliothècaire : ça DOIT se trouver, un livre sur les couvents de jeunes filles au XIXe, que diable !

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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Mercredi 23 mai 2007

       Le goût du n'importe quoi, assez vif à l'ordinaire dans ma petite tête de linotte, m'a visiblement poussée assez loin cette année. Parce que, quand même, une année de maîtrise, ça réclame un mémoire. Vérité que j'avais soigneusement calfeutré dans le placard aux horreurs depuis trois semaines, le temps de réviser mes examens. Seulement voilà, le temps des partiels aussi a une fin, aussi incroyable que ça puisse paraître quand on est dedans. Trois jours de repos relatif et hop, c'est reparti : dimanche matin, j'ai embrayé sur le portrait physique de l'enfant-roi et ses conséquences dans la narration. Oui, c'est aussi chiant que ça en a l'air...

       Depuis quatre jours, j'ai la curieuse impression d'enfoncer des portes ouvertes chaque fois que je tape une phrase, voire chaque fois que j'ouvre la bouche. J'exposais hier ma théorie de la spatialité du pouvoir dans Quel amour d'enfant !, théorie dont j'étais particulièrement fière parce que repérée et organisée toute seule, à une jeune mère de ma connaissance qui m'a fait remarquer que c'était le cas de sa fille. Mortifiée (je la connais bien, cette petiote, je la garde souvent). Bref, encore une fois, mes vélléités d'intelligence tombent à l'eau...

       Bon, léger baume pour mon amour-propre, j'ai réussi à retrouver de tête la typo correcte pour présenter une citation. Oui, je sais, c'est accessoire, pour ne pas dire inutile. Ne me le dites pas, ça foutrait en l'air tout ce que j'ai fait d'intelligent, hier.

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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