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       Le blog d'Elsia et son regard sur le monde : c'est varié (éclectique, même), culturel ou pas, musical et très vidéo, passionnant de toute façon, émouvant évidemment. Un blog dix-huit étoiles, minimum.

       Le site du Mammouth déchaîné : histoire de rire de notre quotidien de futurs professeurs, un peu d'humour ne nous fera pas de mal. Douze étoiles, mais mise à jour quelque peu irrégulière.

       Une association de professeurs, Sauver les lettres : pour qui s'intéresse à la sauvegarde de l'enseignement de la littérature. Le meilleur de ce que je préfère, sur leur site, est ici, , encore là, un autre morceau, et, pour finir, ici. Mais tout n'est pas du même tonneau...

       Les mots sont importants : coanimé par Pierre Tévanian et Sylvie Tissot, ce site consacré à l'observation de la langue dans les médias m'a particulièrement intéressé. Leurs "études de cas", qu'on soit d'accord ou pas avec le contenu des textes, sont particulièrement intéressantes, et leur manifeste a le mérite de la clarté.

       Acrimed : un site d'observation et de critique des médias, comme son nom l'indique. Clair, organisé, régulièrement mis à jour, classement thématique de certains sujet, et un moteur de recherches qui marche. Une saine lecture, qu'on ait ou pas la télévision.

      

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Samedi 19 mai 2007

       A part la passation de pouvoir de Chirac à Sarkozy, qui ne me concerne pas vraiment mais qui semble être le menu unique des journaux de cette semaine (j'ai fait ma revue de presse ce matin seulement, donc chuis en retard sur l'actualité), il y a eu beaucoup de cris et de chuchotements dans ma vie, cette semaine.

       Les examens, évidemment, un oral magistralement foiré, limite raté dans les règles de l'art, le XVIIe n'a jamais été mon siècle favori (mais quand même, planter un exam à ce point-là, je crois que ça ne m'est jamais arrivé), et l'écrit, pas beaucoup plus brillant, littérature grecque, j'ai raconté les mythes au prof au lieu de faire une belle dissert comme je les aime, bien construite, implacablement logique, dans une langue concise et nette. Ben, là, non.

       L'anniversaire d'une amie, première fois depuis très longtemps que je suis invitée à fêter une année de plus. Plein de gens sympas, plus de garçons que de filles (si, si), une partie endiablée de Trivial Pursuit, des discussions, un dîner très agréable et une nuit en commun : je bâille, certes, aujourd'hui, mais c'était une fort bonne soirée !

       Mon meilleur ami est venu me voir. On ne s'était pas croisés depuis six mois, il était trop occupé par ses concours, et nous avons passé presque deux jours ensemble, à parler, chanter, le soir, sur les quais, au bord de la Maine, à rire et à raconter ce qui est arrivé depuis tout ce temps. A refaire le monde, évidemment, ou au moins nos vies, à commenter les dernières élections et à parler des prochaines, à lire demi-page par demi-page, en préparant le déjeuner, un roman anglais, parce que le destin des demoiselles Bennet m'amuse toujours autant. A être ensemble, à être bien, et c'est l'essentiel : j'étais heureuse de le voir, pas seulement contente.

Par Mahault - Publié dans : Des trucs en vrac
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Dimanche 13 mai 2007

       Je suis invitée à l'anniversaire d'une amie, la semaine prochaine. J'ai eu l'idée de lui montrer la robe que je porterai pour cette fête, parce qu'elle est enfin presque finie, cette robe en satin bleu ciel, idée malencontreuse, il va de soi. Parce que je n'ai aucune paire de chaussures qui aille avec cette robe, j'aurais dû y penser avant d'acheter le tissu. Mes ballerines jaunes, celles ultraconfortables qui me font des pieds de trois kilomètres, pas question. Mes ballerines rouges, celles qui me font des pieds pas trop longs, pas possible non plus, elles sont rouges, avec une robe bleue c'est une tare. Mes nu-pieds beige clair, à la rigueur, sauf que dans la région, ça pèle. Trop froid pour porter des chaussures si peu couvrantes, trop risqué aussi, toutes mes chaussures sont plates, je vais à cette fête avec un ami d'1m90, il s'agit de ne pas paraître trop naine à côté. Mon mètre soixante-dix ne suffisant pas, j'ai acheté des chaussures à talons. Avec la susdite copine, qui a réussi à me convaincre que celles que j'ai choisi ne faisaient ni pute, ni ridicule, ni dame. Un exploit, je vous dis.

       Elles sont blanches, fermées au bout parce que j'ai des pieds de chaînon manquant, entre le singe et l'homme, avec une lanière sur la cheville. Elles sont beeeeeeeelles. Elles ne me font pas encore mal. J'ai une drôle de démarche avec, je plie les genoux, il paraît que c'est normal, c'est ma première paire de talons. A bientôt 23 ans, il était temps... j'ai six jours, dont deux d'examens, deux de révision et deux de visite d'un ami, pour apprendre à marcher avec normalement. Donc, je les ai aux pieds, je fais du long-en-large dans mon appart, la voisine du dessous va me haïr, je tente de rester sur le tapis pour étouffer les bruits. J'y ai été fort, faut dire. Dix centimètres de talons, il paraît que pour une première expérience, ça fait beaucoup. Tant pis : j'ai survécu à un corset, j'aime ça, maintenant, je ne vais pas me laisser impressionner par une paire de souliers à talons même pas aiguilles. J'ai failli, mais du vernis noir à plateforme, décidément, ça ne me va pas, ça n'irait pas avec ma robe, et puis avec des talons aiguilles j'ai peur de tomber.

       C'est mon défi de la semaine : réussir mes exams et réussir à marcher correctement avec ces chaussures. J'y arriverai, dussé-je passer mes nuits à marcher dans ma chambre, en pyjama et en talons hauts, en révisant mes fiches. Bon, d'accord, c'est ridicule. Et alors ?

Par Mahault - Publié dans : Je suis une fille
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Samedi 12 mai 2007

       On mettrait Paris en bouteille, tout le monde le sait. Très bien, mais quelle utilité ? Avec des si, je peux faire bien plus intéressant que ça, de mon point de vue.

       Avec des si...

- je pourrais rendre le secrétaire de Lettres de mon université calme et respectueux des étudiants qu'il est là pour aider, pas pour faire chier.

- ma très chère université aurait une politique cohérente d'examen et de validation des années à mémoire. 

- mon téléphone ne me lâcherait pas juste le soir où je déprime encore plus que d'habitude.

- je finirais mes histoires au lieu de les déchirer.

- je serais l'officielle de Benoît, pas seulement son officieuse, pas seulement un cinq à sept.

- j'aurais mes examens, haut la main, je terminerais mon mémoire et je validerais le tout les doigts dans le nez.

- je serais en étaat de passer l'agrégation sans songer au suicide, l'an prochain.

- j'aurais une chance d'avoir l'agrégation.

- je serais belle.

- je parlerais le polonais, le hongrois, l'ukrainien, le chinois, l'allemand, l'arabe, l'italien (pour l'opéra) et la charabia universitaire.

- je dormirais, enfin, une bonne fois, et je me réveillerais en pleine forme.

- mon carré serait autonettoyant, mes vêtements aussi, ils se repasseraient tout seuls, je n'aurais plus besoin de manger ni de me laver.

- j'aurais un enfant.

Puis, quand j'aurais fait tout cela, sans doute, je mettrais Paris en bouteille, rien que pour voir le résultat.

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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Mercredi 9 mai 2007

       Je rêve d'une escapade à la mer. Une vraie, trois ou quatre jours au bord de l'eau, dans le nord de la Bretagne, avec des pulls marins parce qu'il fait froid, des mouettes qui criaillent, les algues, l'odeur froide de la plage à marée basse quand il fait gris, les balades en imperméable et le caramel au beurre salé, la mer, surtout, l'odeur âpre et  violente du sel qui pique les plaies, le froid glacial de l'eau, l'étendue immense et le calme, le vent, la solitude. Le tout avec un amoureux.

       C'est mal parti : pas d'amoureux, déjà. Et puis les partiels commencent dans six jours, le quinze mai, et mes révisions sont très loin d'être terminées. Donc, je consacre une partie de mes matinées à la couture, l'après-midi aux révisions, seule ou avec une amie, c'est quand même beaucoup plus agréable de travailler à deux, je vais donner ma leçon en fin d'après-midi, et, le soir, relecture du ou des cours de la journée, un bon bouquin ou une visite aux amis, dodo. Et c'est reparti pour vingt-quatre heures...

       Il me les faut, ces examens. J'ai besoin de ma maîtrise pour pouvoir préparer l'agrèg, pour garder un minimum d'estime de moi-même et de confiance dans mes capacités de travail, aussi... Mais, à défaut d'amoureux et d'échappée au grand air, que ça fait du bien, certains soirs, d'aller oublier ces révisions dans le lit de mon amant.

      

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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Lundi 7 mai 2007

       Je ne suis pas, mais alors pas ravie du tout du résultat. Soyons réalistes, pour une fois : je pensais qu'il allait gagner, et ça ne me plaisait pas. J'ai donc, très logiquement, été jeter dans l'urne un bulletin Royal, histoire que le gagnant présumé n'ait pas un mandat en forme de blanc-seing. Je crains, maintenant, que mon geste n'ait été dérisoire, voire purement symbolique : il n'a servi à rien. Je planche actuellement sur un autre système de représentation, ça m'occupera jusqu'à la semaine prochaine et je laisserai tomber, découragée par le côté infaisable de la chose.

Par Mahault - Publié dans : Humeurs
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Samedi 5 mai 2007

        J'ai fini le corset. Je l'ai commencé il y a une quinzaine de jours, et, là, il n'y a pas dix minutes, je l'ai terminé. Contente, évidemment, j'ai cru que je n'y arriverais pas ; après application consciencieuse de la loi de Murphy (quatre possibilités pour coudre une pièce, c'était la quatrième la bonne...) sur une pièce du devant, après pose / enlevage / repose d'oeillets, après une bonne prise de tête, hier au soir, devant la quasi-impossibilité de mettre les embouts au bout des baleines, je n'y croyais plus.

        Je l'ai lacé, je l'ai essayé, et me revoilà effondrée. Pour le ventre, impeccable, c'est tout juste ce que je voulais obtenir. En revanche, la poitrine... Ce genre de corset doit être fait pour les seins qui se tiennent. Donc, évidemment, je vais modifier le mien, peut-être poser des oeillets sur la bordure du haut, et resserrer le tout avec un ruban... Pour vous donner une idée, il est bleu foncé, avec des rayures crème verticales, il est bordé d'un biais crème et lacé avec du ruban de satin assorti. Il est beau, presque parfait, ne reste plus qu'à faire entrer mes seins dedans...

      Le côté "mission suicide", c'est pour mes mains. Les deux saignent, à l'heure qu'il est. Criblées de coups d'épingles (pas la peine de rire, quand on s'enfonce franchement une épingle dans le gras du pouce, ça fait vraiment mal), de piqûres d'aiguilles, de dérapages de découvite, et même d'un coup de ciseaux, j'ai les deux index pelés, un majeur déchiqueté au bout, des points rouges généreusement distribués sur la surface qui reste, et j'ai mal. Je suis contente de mon travail : mais je crois qu'il est vraiment temps que j'arrête la couture, au moins trois ou quatre jours, le temps que mes mains cicatrisent.

Par Mahault - Publié dans : Chiffons et bouts de ruban
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Jeudi 3 mai 2007

       Bon ben voilà, je devrais être en train de préparer mes partiels et de terminer mon mémoire. Au lieu de ça... Je bosse un peu quand même, mais alors vraiment juste un peu, je tente de joindre mon meilleur ami (seule la télépathie n'a pas encore déclaré forfait et ça ne marche pas très bien), je couds (bien avancé le corset, un autre projet de robe d'été en phase de gribouillage sur carnet, puisque sans patron, évidemment, plein d'idées pour d'autres corsets, pour moi et pour d'autres, un pantalon pour le cours du lundi, des tabliers de cuisine pour ma mère et moi, de la broderie...), je vois mon psy et je cogite intensivement sur tout ce qu'il me dit (ça prend du temps, mine de rien), je râle sur le second tour de la présidentielle et je me ronge les ongles, parce qu'un homme est en train de me compliquer sérieusement la vie, sans le savoir et sans le faire exprès. Bref, si j'arrivais à ne pas culpabliser sur le fait que ma directrice va m'arracher les yeux si je n'avance pas mon mémoire, et que j'aimerais mieux passer le mois d'août à préparer l'agrèg que le rattrapage, tout irait bien, ou presque.

       Les épreuves de partiels ont lieu le 15 et le 16 mai, de 9h à 13h, et l'oral se passe avant l'écrit : jamais vu ça. Mon premier oral depuis la prépa, ça va être dur de retrouver l'ambiance colle, la fébrilité des étudiants assis dans l'escalier de la rue des Ecrivains, demandant anxieusement "t'as eu quoi ?" à celui qui sort, et poussant, au choix, un soupir de soulagement ou des cris d'horreur à l'énoncé, " la guerre de sept ans", "le monachisme bénédictin au VIe siècle", "Tite-Live" ou autre objet de torture à l'intention des hypochartes...

       Au programme, ce printemps beau et chaud, trop chaud, les mythes grecs de la création de l'homme, Lactance inventeur d'une nouvelle rhétorique chrétienne, le paysage dans la littérature des XVIIe et XVIIIe siècles, l'enfant abandonné dans le roman médiéval : ressemblances et divergences, le mythe d'Euridyce dans la littérature XXe, une étude circonstanciée de La fille Elisa, une comparaison de traductions, et l'inoxydable cours de sciences du langage. Le premier qui dit qu'en Lettres, il n'y a que des flemmards, je lui arrache les yeux, lentement et un par un.

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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Mercredi 2 mai 2007

       Bon, effectivement, il y a des gens qui ne vivent pas comme moi. Je le savais déjà, mais c'est toujours une source d'étonnement profond, surtout quand on touche à une de mes valeurs sacrées : la littérature, les travaux manuels et la nourriture. Et le rejet viscéral du permis de conduire.

       Or donc, pour en venir au sujet, je discutais de riz avec un de mes correspondants internetiques (oui, j'ai des discussions passionnantes, MSN est vraiment l'invention du siècle, c'est fou le nombre de conneries qu'on peut y dire) et, horreur, il m'a dit qu'il mangeait son riz sans beurre. Oui, vous pouvez hurler, les plus forts dans leur tête peuvent éventuellement se contenter de frémir et de se ronger les ongles. Du riz sans beurre ! mais je croyais que c'était comme l'épilation des jambes au gros scotch marron, un truc inscrit à la convention de Genève et dans la déclaration des droits de l'Homme... Faut croire que non. Bref, ce sauvage va jusqu'à mettre de l'huile même pas d'olive dedans.

       Alors que. Alors qu'évidemment, il n'y a que trois manières civilisées de manger du riz : le riz au lait, le riz cuit dans le bouillon de la blanquette de veau, avec beaucoup de sauce, et le riz au beurre et au citron. Chez moi, cuisine étudiante oblige, c'est le plat soir-de-flemme ou rien-dans-le-frigo. Le citron, c'est pour le goût, parce que j'aime ça, et puis parce que c'est bon, on peut rajouter un peu de poivre noir moulu, personnellement je trouve que le citron se suffit à lui-même. Et puis du beurre, naturellement. Mes réflexes de Bretonne sont vivaces : du beurre salé. Parce que les gens qui mangent du beurre doux (je ne vise personne, les Normands ne sont pas obligés de s'insurger) ne sont même plus des sauvages : ils sont ravalés au rang des bêtes.

Par Mahault - Publié dans : Des trucs en vrac
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Mardi 1 mai 2007

       La petite robe rouge est finie. Oui, tout est fait. Depuis dimanche soir... Finalement, pour des raisons assez difficiles à détailler ici, je n'ai pas pu découdre le fameux ourlet de douze centimètres. Donc j'ai fait une bande écrue assez large, quinze centimètres, je l'ai cousue directement au bas de la robe, quelques centimètres à l'intérieur, genre jupon. Pour ce faire, j'ai appris à faire du biais : merci, les tantes cousettes... C'est facile, mais ça demande des notions de géométrie que je n'ai plus vraiment (quoique, cette expérience démontre que je n'ai pas tout perdu, contrairement à ce que je croyais...).

       Couture du croquet, sur la couture du bas, pour la cacher, au bord des manches et du col, et puis il a fallu suspendre la robe à un cintre, devant la fenêtre, pour épingler l'ourlet. Devant la fenêtre, ça n'a rien d'obligatoire : c'est juste que la barre du rideau est le seul endroit de mon carré où je peux suspendre la robe et me tenir debout en faisant les modifications, et puis il y a avait un superbe orage dimanche soir, j'avais envie d'en profiter. Et là, la vraie difficulté commence : il s'agit d'épingler droit derrière et légèrement en arrondi devant. Enfin bon... Une heure d'épinglage, mon pouce gauche a crié grâce, j'étais contente du résultat, j'ai piqué l'ourlet sans attendre, repassage de la robe, essayage, terminé. La robe rouge a rejoint le placard, sur son cintre, elle en sortira la prochaine journée de canicule (je rappelle que dans ma tête comme en Bretagne nord, l'alerte canicule, c'est 25°).

       En fait, pour être une cousette acceptable, il me manque (entre autres) la capacité de visualiser le résultat auquel je vais arriver avant d'y être. Il n'y a qu'une seule chose que je n'avais pas prévue, dans ce projet : la tête du résultat. Ca tombe bien, elle me plaît. Mais j'ai l'air années 50 à mort.  

Par Mahault - Publié dans : Chiffons et bouts de ruban
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Lundi 30 avril 2007

       Je ne sais pas, pour vous, mais moi j'aime les orages. Je suis gâtée : depuis hier soir, ça n'arrête plus. Nous avons eu quatre jours d'un temps trop chaud, trop lourd, et maintenant il pleut : les giboulées de mars ont un peu de retard, cette année... Nous n'avons pas eu d'eau, cet hiver, il était temps que les pluies arrivent.

       Et, à ma grande joie, elle arrivent violentes, dures, de ce noir lumineux et profond qu'on n'a d'habitude qu'au mois d'août, ici. Les grands éclairs blafards, le bruit sourd de Zeus qui s'énerve, il tombe des hallebardes, c'est un de mes spectcles préférés. Ce soir, il y a même un peu de grêle... C'est un soir à couper le son, à s'asseoir devant la fenêtre et à admirer. C'est ce que je vais faire, d'ailleurs.

Par Mahault - Publié dans : Les choses belles
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