A part la passation de pouvoir de Chirac à Sarkozy, qui ne me concerne pas vraiment mais qui semble être le menu unique des journaux de cette semaine (j'ai fait ma revue de presse ce matin seulement, donc chuis en retard sur l'actualité), il y a eu beaucoup de cris et de chuchotements dans ma vie, cette semaine.
Les examens, évidemment, un oral magistralement foiré, limite raté dans les règles de l'art, le XVIIe n'a jamais été mon siècle favori (mais quand même, planter un exam à ce point-là, je crois que ça ne m'est jamais arrivé), et l'écrit, pas beaucoup plus brillant, littérature grecque, j'ai raconté les mythes au prof au lieu de faire une belle dissert comme je les aime, bien construite, implacablement logique, dans une langue concise et nette. Ben, là, non.
L'anniversaire d'une amie, première fois depuis très longtemps que je suis invitée à fêter une année de plus. Plein de gens sympas, plus de garçons que de filles (si, si), une partie endiablée de Trivial Pursuit, des discussions, un dîner très agréable et une nuit en commun : je bâille, certes, aujourd'hui, mais c'était une fort bonne soirée !
Mon meilleur ami est venu me voir. On ne s'était pas croisés depuis six mois, il était trop occupé par ses concours, et nous avons passé presque deux jours ensemble, à parler, chanter, le soir, sur les quais, au bord de la Maine, à rire et à raconter ce qui est arrivé depuis tout ce temps. A refaire le monde, évidemment, ou au moins nos vies, à commenter les dernières élections et à parler des prochaines, à lire demi-page par demi-page, en préparant le déjeuner, un roman anglais, parce que le destin des demoiselles Bennet m'amuse toujours autant. A être ensemble, à être bien, et c'est l'essentiel : j'étais heureuse de le voir, pas seulement contente.
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