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       Le blog d'Elsia et son regard sur le monde : c'est varié (éclectique, même), culturel ou pas, musical et très vidéo, passionnant de toute façon, émouvant évidemment. Un blog dix-huit étoiles, minimum.

       Le site du Mammouth déchaîné : histoire de rire de notre quotidien de futurs professeurs, un peu d'humour ne nous fera pas de mal. Douze étoiles, mais mise à jour quelque peu irrégulière.

       Une association de professeurs, Sauver les lettres : pour qui s'intéresse à la sauvegarde de l'enseignement de la littérature. Le meilleur de ce que je préfère, sur leur site, est ici, , encore là, un autre morceau, et, pour finir, ici. Mais tout n'est pas du même tonneau...

       Les mots sont importants : coanimé par Pierre Tévanian et Sylvie Tissot, ce site consacré à l'observation de la langue dans les médias m'a particulièrement intéressé. Leurs "études de cas", qu'on soit d'accord ou pas avec le contenu des textes, sont particulièrement intéressantes, et leur manifeste a le mérite de la clarté.

       Acrimed : un site d'observation et de critique des médias, comme son nom l'indique. Clair, organisé, régulièrement mis à jour, classement thématique de certains sujet, et un moteur de recherches qui marche. Une saine lecture, qu'on ait ou pas la télévision.

      

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Lundi 30 avril 2007

       Beau, et chaud. Devant le cagnard qui régnait depuis quatre jours, nous avons décidé d'aller nous baigner. Manque d'organisation, manque de disponibilité : la mer, ce sera pour une autre fois... Nous voilà donc partis à La Sablière, une ancienne carrière dont il a été fait un lac artificiel, c'est très courant dans la région, dans les carrières de Bécon-les-Granits on peut même plonger.

       Posés à l'ombre, au bord de l'eau fraîche, avec un bouquin, une bouteille d'eau, et des biscuits : un merveilleux après-midi. Discussion, moquerie, baignades, bronzette... L'eau était si bonne qu'on y a passé un long et frais moment (enfin les filles, les garçons, pour des raisons obscures, ayant tendance à nous regarder de la rive, vêtus de jeans et de ticheurtes, par au moins 30°), petite brasse tranquille, un peu sous l'eau, toucher le fond avec les pied et remonter dare-dare parce que c'est vaseux... Séchage au soleil, un peu de guitare, l'odeur de métal du lac, douceur.

       Et retour à bicyclette, dix kilomètres sous le soleil, la route est agréable, on pédale en choeur, on fonce trois minutes pour échapper à une mini averse, on arrive, thé en commun, on se sépare, on rentre chacun chez soi. Comme le disait un ami, je crois qu'on vit des instants bienheureux.

Par Mahault - Publié dans : Les choses belles
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Samedi 28 avril 2007

      Je parle des préservatifs, évidemment (phrase liminaire réservée aux moins de douze ans).  Pourquoi une brusque crise sur ces machins en caoutchouc ? Parce que je n'aime pas ça. D'accord, ce n'est pas nouveau, depuis ma plus tendre enfance (enfin, le début de ma vie sexuelle - pas la peine de criser, papa, j'étais majeure) j'ai fait ce que je pouvais pour m'en passer.

       Oui, mais là, je ne peux pas : l'autre n'est pas d'accord. Il a peur que je tombe enceinte (franchement, je ne vais pas aller jusqu'à dire que la contraception c'est une affaire de filles, mais quand même : est-ce que j'ai l'air de vouloir un bébé ? Si ? Vous êtes sûr ?), et il prend en compte la possibilité des virus. Il est normal, et raisonnable. Moi pas. Je ne suis pas malade, et je prends la pilule.

       D'accord, dit comme ça, ça fait soufflante dans le vide de fille bourrée. En fait, non. Même pas bourrée. Juste excédée par cette manie actuelle de faire l'amour dans du plastique. Juste énervée, et très déçue (oui, je déborde du sujet, en termes universitaires ça s'appelle une ouverture de conclusion) par le fait que ces quelques grammes de latex incolore servent à se défendre de l'autre, et à le tenir à distance.

Par Mahault - Publié dans : Mes haines, mon salon
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Vendredi 27 avril 2007

       On devrait jamais accompagner quelqu'un faire des courses. Enfin, je ne devrais pas. Partie, ce matin, pour acheter un lé de tissu bleu, je suis rentrée avec le lé en question et une robe rouge. Une superbe robe, en lin, avec un petit col carré, des manches courtes, des plis à la poitrine que mes seins rentrent dedans (c'est rare), et une coupe qui me va sans faire trop "femme enceinte". Bref, une merveille (je l'ai dégottée chez H&M, il faut vraiment que j'évite ce lieu de perdition), mais, à mon grand désarroi, la mode de cette année est à la robe à mi-cuisse genre années 70. Manque de pot, je n'ai pas les jambes de Jane Birkin jeune.

       Et là, Claire-version-cousette commence à discuter les modifications possibles de la robe avec sa tante... Résultat des courses : découdre l'ourlet du bas (12 cm d'ourlet, j'hallucine), ajouter une bande de lin écru en bas, pour la rallonger encore un peu, et coudre du croquet écru sur le pli de l'ourlet, qui est marqué et donc pas récupérable autrement. Comme ma devise, ça pourrait être "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué", je vais également ajouter du croquet sur le col et au bord des manches... J'extrapole : là, le tissu sèche, parce que oui, il faut absolement laver un tissu avant de le coudre, sinon après il rétrécit au lavage, il déteint, il s'effiloche, bref, c'est l'enfer, arrachage de cheveux garanti parce que c'est irrécupérable. Par contre, truc étonnant : il semble qu'une robe neuve en lin rouge ne déteigne pas. Je pense qu'elle a été maraboutée.

        Bref, du travail en perspective. Je m'en réjouis d'avance ! Découvite, fil à bâtir, machine à coudre, du temps et beaucoup, beaucoup de patience : je peux le faire. Je l'imagine déjà, cette robe, évidemment ele irait mieux à une fille plus grande et plus mince, mais je m'en fous : ce sera la mienne. J'aurais une robe unique, et en plus, je pourrais dire : c'est moi qui l'ai faite !

Par Mahault - Publié dans : Chiffons et bouts de ruban
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Vendredi 27 avril 2007

       Jeudi soir. Dernier jour de cours, sentiment assez déroutant d'être maintenant seule sur la route, avec le mémoire dont les pages se chargent de plomb à mesure que l'année avance. Dernier cours tard fini, retour à la maison pour 20h, rendez-vous annulé. Coup de tête, je peux venir bosser mon mémoire chez toi ? Viens, j'en profiterai pour ficher la médiévale.

       Je n'ai pas beaucoup avancé, mais m'asseoir devant une table, mon feutre jaune à la main, pour souligner les passages relatifs à l'enfant, m'a symboliquement fait du bien. J'ai travaillé, hier soir, en face de Cécile qui fichait les romans médiévaux, si peu que ça soit j'ai bossé, j'ai ouvert mon fichier de mémoire plutôt que de me ronger les ongles en ressassant mon chagrin dans une solitude noire. J'avais le choix entre une cuite sauvage en solitaire et un soirée studieuse (véritablement pour elle, surtout en apparence pour moi) chez une amie : j'ai bien fait d'aller chez elle. Mes ongles et mon estime de moi-même en sont sortis intacts, et c'est déjà pas mal.

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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Mardi 24 avril 2007

       C'est l'intitulé officiel de ma mission auprès d'un petit garçon de huit ans : aide aux devoirs, et rattraper des lacunes assez impressionnantes en français. C'est dans mes cordes, j'ai commencé hier, tout se passe bien pour le moment.

       L'officine de précepteurs qui m'avait recruté le 12 octobre 2006 vient enfin de me trouver un cours. C'est grisant, cette impression d'entrer dans le métier, même si c'est par la petite porte, il y a un début à tout... J'avais déjà joué les précepteurs, lors de mes étés de jeune fille au pair, mais c'était officieux. Là, je suis recrutée comme professeur. J'adore le travail que je fais avec cet enfant, ce n'est peut-être que le début, mais rentrer le soir, après la leçon, faire un bilan du travail du jour et préparer les exercices du lendemain, je trouve ça passionnant.

       Accessoirement, c'est mon premier vrai travail (entendez un travail déclaré) dans mon domaine (j'ai cueilli du muguet, il y a quelques années, mais ça ne rentre pas vraiment dans le cadre de mes études). Et c'est gratifiant, cette sensation d'être utile, d'être compétent dans un domaine précis et de travailler dedans. Mon élève est adorable, sa mère est bien, ça doit aider à ce sentiment de satisfaction : mais la côté reposant d'avoir fait, et bien fait, le travail que l'on m'a demandé, je ne l'avais jamais ressenti. Non que je sois particulièrement incapable comme fille au pair, mais c'est un travail sans fin et sans perfection possible, surtout pour moi. Là, dans le cadre de mes cours, j'arrive, j'explique, il récite, il travaille, je corrige, re-explication, lecture à voix haute, je repars après avoir dit au revoir. Ce n'est pas parfait, mais ce travail, je le fais bien. Et j'en suis fière.

Par Mahault - Publié dans : ma vie mes oeuvres
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Lundi 23 avril 2007

       Non, ce n'était pas un mauvais rêve : le deuxième tour de la présidentielle se joue toujours entre Royal et Sarkozy (si j'ai mis Royal d'abord, c'est pas que je la préfère, mais disons que l'ordre alphabétique m'y oblige). Vraiment l'impression d'une gueule de bois, ce matin, pourtant pas une goutte d'alcool hier, juste un bon polar, mais un de ces matins d'après-cuite mémorable, quand on se lève à onze heures trente, avec les genoux en coton, la tête dans un brouillard anglais première qualité, et un gros trou dans la mémoire : qu'a-t-il bien pu se passer entre le quatrième verre de vodka à minuit, et quatre heures du matin, horaire indiqué sur le mot que le pote secourable qui vous a mis au lit a scotché sur la porte ? Mystère.

       En tous cas, durant ces quatre heures perdues pour la postérité, rien n'a changé. Le monde est toujours bipolaire, les médias règnent toujours, par le verbe, par l'abrutissement, dans ce qu'on appelle la démocratie, et ce n'est pas demain que j'ouvrirai Le monde, Libération, que je regarderai TF1 ou n'importe quelle autre chaîne. De mon point de vue, une seule bonne chose, dans cette élection, une dérisoire victoire personnelle sur mon entourage incrédule : l'éclatante démonstration d'une manipulation à grande échelle, d'une bulle artificielle transposée, par la magie de la répétition, dans la réalité. Oui, il me reste au moins ça : la certitude d'avoir eu raison quelque part, même si, manifestement, foutre son honneur au panier fait quand même gagner les élections.

Par Mahault - Publié dans : Humeurs
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Dimanche 22 avril 2007

       Ben oui, aussi incroyable que ça soit, il me restait une virginité. Jamais voté à une présidentielle, il me manquait cinq mois pour 2002. Née fin septembre, ça n'a pas que des avantages... Bref, cette fois, j'ai voté. Ce n'est pas mon premier vote, bien sûr, d'après les tampons sur ma carte électorale, j'ai déjà glissé quatre bulletins dans l'urne.

       Mais quand même. Aussi symbolique que ça soit (l'important, après tout, ce sont les législatives), j'étais contente, aujourd'hui, d'aller à la mairie mettre mon bulletin dans sa petite enveloppe bleue, et le cérémonial autour de l'urne m'impressionne toujours autant. J'ai vérifié quatre fois que j'avais mis le bon bulletin, j'ai jeté les onze autres, j'ai signé, et vogue la galère.

        Déçue, évidemment, j'espérais qu'on échapperait à cette alternative qui me fait mal au coeur, j'espérais vraiment que Bayrou gagnerait sa place au second tour. Drôle de goût amer, en fait, l'impression étrange de faire partie des cocus du système. Bien sûr, c'est la règle du jeu, oui. Je le savais, j'ai accepté de participer, je m'y plie, et sans râler. Pas avec le sourire, quand même. Parce que - mes opinions politiques n'engagent que moi - je vais vraiment avoir du mal à choisir entre la peste et le choléra.

Par Mahault - Publié dans : Humeurs
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Mercredi 18 avril 2007

       Il fait beau, aujourd'hui, cette semaine, et cela ne m'empêche pas d'être triste. Fermée, grognon, pas vivante, pas capable de me concentrer... Les mauvais jours, ceux dont je crois à chaque fois qu'ils ne reviendront pas ; j'ai eu dix semaines de répit. Je dois quand même avoir un vieux fond d'optimisme, bien caché quelque part au fond de ma dépression, sinon je ne penserais pas, à chaque fois, avec une naîveté qui devient risible au fil du temps qui passe, que ça ne recommencera pas.

       Inconscience, plutôt qu'optimisme, probablement. Volonté farouche de croire pour toujours qu'en ne regardant pas le problème il finira par s'éliminer, que l'absence de solution le résoudra, évidemment... Je fais pourtant tout ce qu'il faut pour éviter ce genre de crise. Je dors, je mange régulièrement, je lis, je travaille, et surtout je prends mes précieuses gélules, les antidépresseurs. Hélas, cette merveilleuse invention n'a plus sur moi l'effet d'antan, à notre première rencontre, il y a quatre ans : elle ne m'empêche plus de réfléchir.

       J'ai envie de me rouler en boule et je n'y arrive pas. J'ai envie de dormir à côté de quelqu'un, dans un lit, la tête sur le même oreiller, et je ne peux pas. J'ai envie de me blottir sous ma couette, en solitaire, avec mon ours, de dormir pendant six mois, et ce n'est pas possible. J'ai envie de pleurer et mes yeux sont secs, désespérément secs, j'ai trop pleuré avant sur des sujets futiles pour qu'il me reste des larmes pour les choses importantes.

       Seule ma tête est en état de marche, je traîne mon corps comme un boulet, comme un cadavre agrippé à ma cheville, qui m'empêche de bouger, d'avancer, de partir, de m'envoler. Je n'en peux plus. Je veux m'en aller, je veux dormir, longtemps, je veux partir apaisée. Je ne veux plus souffrir, ni par mon corps ni par mon âme, ni du soleil qui brûle ma peau trop blanche, ni de rien. Je ne sais pas mourir, c'est fatiguant et difficile.

Par Mahault - Publié dans : Humeurs
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Jeudi 12 avril 2007

       C'était hier soir. Nous étions trois mille. Assis, debout, à écouter et, parfois, à applaudir, à crier, à ovationner. François Bayrou était à Angers, j'y suis allée avec une amie, et sa maman. Bon, c'était ma première réunion politique. Je me suis découvert une âme de supporter UDF en délire, surtout sur les questions d'éducation (pas vraiment étonnant, pour une étudiante future prof), le développement, l'Europe et, à ma grande surprise, l'économie. Je me connais trop bien pour penser que j'ai tout compris, je maîtrise les quatre opérations et la règle de trois, il paraît que c'est un peu juste pour piger quelque chose au fonctionnement du budget de l'état. Mais c'était clair, à ma portée, et apparemment compréhensible par une bonne partie des gens présents.

       Bon, bah, voilà, je me trouve confortée dans mon choix, mes raisons de voter pour lui n'ont pas varié. J'en ai une de plus, même si elle est franchement accessoire : une rhétorique qui sent son latiniste. Un bonheur, au milieu des vociférations de certains candidats, du jeu sur l'affect plutôt que sur la raison, et des phrases qui s'adressent aux moins de dix ans. Je suis adulte, je veux que l'on me parle comme à une adulte. De vraies phrases, des articulations logiques, une bonne dose d'improvisation, une floppée de références culturelles, guère d'appel au sentimentalisme : voilà ce que j'appelle un discours efficace.

      Pour reprendre le slogan affiché dans le dos des jenes UDF présents, vous je ne sais pas, mais, dans dix jours, pour moi, ce sera Bayrou. Après aussi, j'espère.

Par Mahault - Publié dans : Les choses belles
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Mardi 10 avril 2007

       Joie... Ma cuisine est enfin aménagée. N'allez pas vous imaginer que j'y ai installé des placards assortis, il ne faut pas rêver non plus (moi, je ne rêve pas d'une cuisine design : les catalogues Ikéa me dépriment, j'aime les trucs un peu bizarres, et vieux). D'abord, j'habite une vieille maison (1821), avec un sol pas plat en tomettes magnifiques, et des murs un peu de travers, donc une maison vachement belle et chaleureuse, certes, mais absolument pas adaptée aux trucs tout faits. Qu'à cela ne tienne : j'ai gardé les meubles que j'avais avant, dans ma cuisine pas aménagée, je les ai juste rangés différemment.

       Maintenant que j'ai fini de réorganiser, ranger, aspirer, serpiller (oui, tout ça), je suis assez fière du résultat. Et je donne un coup de chapeau à mon papa, qui m'a installé des prises électriques dans cette partie de l'appart', où il n'y en avait aucune, à mon frère aîné, qui m'a aidé à transbahuter le réfrigérateur (un peu lourd pour mes bras de fille vraiment pas musclée), et à ma soeur, qui a généreusement donné son avis sur tout. Bon, en fait, je remercie surtout mon papa : grâce au travail d'électricien qu'il a effectué dans mon carré (j'ai joué les assistantes, évidemment), j'ai l'impression d'avoir une pièce de plus, maintenant. Bon, une pièce où je ne peux pratiquement rien mettre, à part des étagères tout le long du mur, quand je serai assez riche pour acheter des livres pour les remplir ce sera idéal ; n'empêche, une pièce quand même, je vais bien finir par en trouver l'emploi...

       Le chantier n'est pas fini, loin de là : il faut encore installer de la lumière (heureusement, il fait jour tard, ces temps-ci), arracher la tapisserie dans tout l'appart et lessiver celle qu'on pourra pas enlever, gratter le plafond, boucher les fentes, passer de l'enduit, repeindre, gratter le sol de la cuisine. Il est dommage que je ne sois pas là en juillet et en août : si j'avais trouvé un job dans cette ville, ça m'aurait fait un été "travail / travaux" avant d'attaquer l'année de préparation des concours... Mais, et c'est l'essentiel, maintenant, je peux prendre mon petit déjeuner à la lumière naturelle : j'ai mis ma table devant la fenêtre. Certes, elle est exposé à l'Ouest, donc pas de soleil pour le matin. Mais de la lumière, rien que de la lumière, et cette vue sur la cour et les arbres de l'école d'en-dessous, ça me met de bonne humeur pour attaquer la journée.

Par Mahault - Publié dans : Je suis une fille
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