Beau, et chaud. Devant le cagnard qui régnait depuis quatre jours, nous avons décidé d'aller nous baigner. Manque d'organisation, manque de disponibilité : la mer, ce sera pour une autre fois... Nous voilà donc partis à La Sablière, une ancienne carrière dont il a été fait un lac artificiel, c'est très courant dans la région, dans les carrières de Bécon-les-Granits on peut même plonger.
Posés à l'ombre, au bord de l'eau fraîche, avec un bouquin, une bouteille d'eau, et des biscuits : un merveilleux après-midi. Discussion, moquerie, baignades, bronzette... L'eau était si bonne qu'on y a passé un long et frais moment (enfin les filles, les garçons, pour des raisons obscures, ayant tendance à nous regarder de la rive, vêtus de jeans et de ticheurtes, par au moins 30°), petite brasse tranquille, un peu sous l'eau, toucher le fond avec les pied et remonter dare-dare parce que c'est vaseux... Séchage au soleil, un peu de guitare, l'odeur de métal du lac, douceur.
Et retour à bicyclette, dix kilomètres sous le soleil, la route est agréable, on pédale en choeur, on fonce trois minutes pour échapper à une mini averse, on arrive, thé en commun, on se sépare, on rentre chacun chez soi. Comme le disait un ami, je crois qu'on vit des instants bienheureux.
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