J'aime :

       Le blog d'Elsia et son regard sur le monde : c'est varié (éclectique, même), culturel ou pas, musical et très vidéo, passionnant de toute façon, émouvant évidemment. Un blog dix-huit étoiles, minimum.

       Le site du Mammouth déchaîné : histoire de rire de notre quotidien de futurs professeurs, un peu d'humour ne nous fera pas de mal. Douze étoiles, mais mise à jour quelque peu irrégulière.

       Une association de professeurs, Sauver les lettres : pour qui s'intéresse à la sauvegarde de l'enseignement de la littérature. Le meilleur de ce que je préfère, sur leur site, est ici, , encore là, un autre morceau, et, pour finir, ici. Mais tout n'est pas du même tonneau...

       Les mots sont importants : coanimé par Pierre Tévanian et Sylvie Tissot, ce site consacré à l'observation de la langue dans les médias m'a particulièrement intéressé. Leurs "études de cas", qu'on soit d'accord ou pas avec le contenu des textes, sont particulièrement intéressantes, et leur manifeste a le mérite de la clarté.

       Acrimed : un site d'observation et de critique des médias, comme son nom l'indique. Clair, organisé, régulièrement mis à jour, classement thématique de certains sujet, et un moteur de recherches qui marche. Une saine lecture, qu'on ait ou pas la télévision.

      

Publicité

Mardi 23 janvier 2007

       Cinéma avec un copain de fac, on avait pris un film pratiquement au hasard : ce fut Mauvaise foi. On s'attendait à un film de filles, comédie romantique et/ou dramatique, bref, le moyen de passer un bon moment pas trop fatigant, le prélude idéal au festival de cinéma annuel qui commençait le lendemain (www.premiersplans.org).

       Bon, d'accord, on ne s'est qu'à moitié trompés. Ca commence comme un film de filles. Il est beau, elle est belle, ils s'aiment, elle est enceinte. Conséquence immédiate, présentation aux famillles. Et c'est là que ça se corse : elle est juive, il est musulman. Jusque-là, rien de très original. Sauf que le cinéaste exploite le cliché jusqu'à en faire quelque chose de bien. Les parents de Clara se révèlent absolument odieux, surtout sa mère, et ça part en sucette : les jeunes gens s'engueulent, suspens haletant, qu'est-ce qui va se passer ? Je ne vais quand même pas vous raconter la fin...

       J'ai aimé ce film, il n'entre pas au top dix de mes films préférés de toute la vie, mais quand même. L'histoire tient debout et c'est déjà pas mal, les portraits sont cruels (certes pas tous, mais ça fait du bien au milieu de tous ces films parfumés à la dégoulinade de sirop de guimauve) et SURTOUT ce n'est pas un film bêtement romantique. Il parle d'amour, quand on met en scène un jeune couple c'est difficile d'y échapper, mais surtout d'adaptation et de cassage d'angles, des compromis de la vie à deux. En somme, il me paraît relativement réaliste. Je crois que c'est pour ça que je l'ai bien aimé.

Par Mahault - Publié dans : Les choses belles
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 22 janvier 2007

       Dans la culture catholique dans laquelle j'ai été élevée, ça s'appelle "aveu" ou "confession". Dans la société actuelle, ça s'appelle un "coming-out". Je ne me reconnais dans aucun de ces termes. J'emprunte donc une phrase à Jean-Louis Bory : "Je n'avoue pas que je suis homosexuel parce que je n'en ai pas honte. Je ne clame pas que je suis homosexuel parce que je n'en suis pas fier. Je dis que je suis homosexuel parce que cela est". Voilà, ça s'appelle un fait, je suis bisexuelle.

Merci, Elise.

Par Mahault - Publié dans : Des trucs en vrac
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 17 janvier 2007

       Encore un soir où je tente de résister à l'envie d'aller noyer mon chagrin dans la vodka polonaise (ou dans des trucs illicites, mais en fait je trouve pas ça drôle, je préfère l'alcool). Je sais, ce n'est pas raisonnable. Et puis j'ai horreur de boire seule. Autant vider la bouteille avec mon frère ou des copines, c'est marrant, autant se pinter toute seule je trouve ça glauque. J'espère juste que je vais trouver ça glauque encore longtemps, sinon je vais me mettre à boire, et c'est pas possible : quand je suis bourrée je peux pas lire. Ni coudre, ni internetiser, ni écrire, ni cuisiner. Rien faire, quoi.

       Vous pouvez imaginer, à partir de ces réflexions hautement civilisées pour moi à l'heure qu'il est, à peine vingt-deux heures trente, pourtant, dans quelle confusion je patauge. Pas de quoi, pourtant : ce sont les vacances, il fait un temps de merde (normal, après tout, c'est janvier), je suis une buse en code de la route (toujours normal), je ne fais rien, bref, tout va bien. Eh bien non, même dans cette vie (de patachon) étudiante d'après examens, il y a encore un truc qui merde. Eternelle insatisfaite, je vous dis... Bref, on m'a dit que j'étais commune, inintéressante, bête et ennuyeuse. Ouais, tout ça. En deux minutes, à peu près, et la seule chose qu'il n'a pas pu dire, c'est que je suis laide, pas eu besoin, je le vois toute seule.

       Vous vous en foutez complètement, c'est compréhensible, c'est même bien, mais ça m'a pourri ma nuit et ma journée, et encore une nuit à ruminer qui commence... Merde ! Autant j'ai l'habitude d'être traitée de pipelette, de fille envahissante, de pigneuse, de casse-pieds, j'en passe et des meilleures, autant JAMAIS personne ne m'avait dit que j'étais inintéressante. Sans doute les gens de mon entourage sont-ils trop polis. Ils n'osent pas, ils ne veulent pas me faire de peine, ça doit être ça. Ou alors je ne suis pas tout ce qu'il a dit. J'espère que c'est ça. Mais il y a un truc qui corrige le truc qui merde : c'est l'ami qui épouse votre ressentiment. Si, même si c'est ni bien ni juste, ça défoule de raconter des méchancetés et d'entendre un autre approuver. En fait, mes copains me sauvent de l'alcoolisme. Il faudra que je pense à les en remercier, un jour.  

Par Mahault - Publié dans : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 12 janvier 2007

       Si quelqu'un a la réponse à cette angoissante question de genre, ce serait gentil de me la fournir, tous les ans c'est la même chose, le temps que je trouve un dictionnaire, la question m'est sortie de la tête.

       C'est de saison : j'ai passé l'après-midi avec mes parents à Nantes, pour, donc, "faire les soldes", comme on dit. N'allez jamais acheter une parka avec mon papa, c'est l'horreur, vous aurez fait dix kilomètres avant de trouver un truc qui lui convienne. Ma mère est moins compliqué, mais nous sommes affligées du même problème de mollets-qui-ne-rentrent-pas-dans-les-bottes, et manque de chance, cette année, nous en voulions toutes les deux, des bottes ! Marron et pas trop hautes pour elle, rouges et cavalières pour moi, autant vous dire qu'elle a trouvé son bonheur, et pas moi, la seule paire que je pouvais mettre et fermer jusqu'en haut était si moche (et même pas rouge) que pour tout l'or du monde je n'en aurais pas voulu. Mais en fait c'est bon signe, il y a au moins sur terre une paire de bottes dans laquelle mes mollets rentrent, tout n'est pas perdu, encore.

       Me voilà donc rentrée avec trois ticheurtes, manches trois-quarts (j'adore), plutôt longs (tant mieux), et encolure danseuse, une grande encolure ronde et dégagée pour ceux qui ne visualiserait pas bien. Ben oui, exactement les mêmes, un rouge parce que je n'en avais pas, un noir parce que je n'en avais que deux et que je ne porte que ça, un blanc pour porter avec une de mes jupes. Et un cache-coeur en laine gris, pas mal, pas trop court, et surtout à ma taille... mais j'ai quand même hésité avec un pull écru, un pull taupe et un pull marron pendant, allez, dix minutes, ce qui est énorme pour moi :). Alors, pourquoi le cache-coeur gris ? Parce qu'il ne plaisait pas à mon père .

Par Mahault - Publié dans : Je suis une fille
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 11 janvier 2007

       Bon, bah, voilà, encore une fois, c'est terminé, les partiels... Enfin, pour les étudiants du M1 Lettres, Langues et Civilisations de l'université d'Angers, "le" partiel, puisque, pour des raisons budgétaires, nous ne passons qu'un examen. Je crois qu'on est la seule fac au monde à se voir sucrer ses examens plutôt que ses cours pour ce genre de raison...

       La bonne nouvelle, c'est que j'ai eu Analyse politique. La mauvaise, c'est qu'en définitive, j'aurais quand même préféré Lectures plurielles ou Littératures antiques et médiévale. Et oui, l'auteur "déjà vu" du commentaire d'analyse politique, c'était Tocqueville... Le prix de l'innovation politique n'est pas pour moi, cette année, c'est sûr. Un peu les boules, passez-moi l'expression, huit jours que je me récitais à l'endroit et à l'envers les principes fondateurs du "socialisme scientifique"... Non, je n'ai pas fait d'impasse, mais j'aurais quand même préféré Lénine ou Marx, au moins la pensée est claire : "nous sommes les bons et nous détruisons le reste, y compris ceux qui nous ont aidés". Mais, bon, soyons raisonnable, je vais attendre d'avoir en main le papier qui dit que je suis recalée (ce sera mon premier rattrapage, émotion) pour pleurer, suivant le bon principe qu'on ne crie pas avant d'avoir mal (merci, maman, de m'avoir rappelé cette vérité première, l'avant-veille de l'examen, n'empêche que j'avais raison, j'avais prédit une catastrophe). En fait, ce partiel est terminé depuis mardi soir, soit presque deux jours, mais le temps de réaliser et de passer ma rage sur ma couture...

       Et me voilà, comme à chaque fin de semestre, avec une impression étrange. Celle d'être en trop avec moi-même, d'être lente et lourde, la tête rouillée, les mains figées malgré mes travaux manuels, l'impression de me momifier de l'intérieur, désolée si ce n'est pas très clair, la sensation elle-même est diffuse et engourdissante. Une sorte de sommeil avec les yeux ouverts et la tête qui fonctionne en service minimum, le pilotage automatique, navigation dans la brume, mes métaphores ne s'arrangent pas. Je ne sais pas, ça doit être un manque de stress (!) (je sais, il y en a qui m'en refileraient volontiers), avoir enfin le temps de s'occuper de tout ce dont on disait jusque-là "ah non, là je n'ai pas le temps, après les partiels", le rangement des placards, les courses, la lessive, aller voir son psy, s'occuper de sa contraception, ouvrir le programme de littérature contemporaine du second semestre, installer MSN (pardon, cher utilisateur de logiciels libres, promis, je ne m'y suis résolue que poussée par l'atroce nécessité de communiquer avec mes copines, et ce n'est pas encore fait), est assez déroutant. Pas que ma vie d'étudiante en Lettres Modernes soit hyper trépidante d'habitude, mais j'arrive toujours au bout de la semaine sans avoir fait la moitité de ce que j'avais prévu. Bon, mes plannings ont tendance à être un peu chargés, au moins au niveau littéraire, mais je n'inscris plus sur ma feuille "rattrapper mes lacunes en latin" pour une seule semaine, comme je le faisais en DEUG 1...  Il faut dire, et ça doit pas mal jouer, que je ne fais pas de latin, cette année, ce sont des vacances que je m'accorde avant les terribles années de préparation à l'agrèg.

       Sincèrement, je suis nulle pour les chutes et pour les conclusions, vous avez dû le remarquer, et là je n'ai pas vraiment le courage de chercher un truc qui aille à peu près. Vous me pardonnez ?

Par Mahault - Publié dans : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 7 janvier 2007

       C'est horrible : je viens de découvrir qu'en fait, je suis une fille normale. Jusque-là, rien de bien fracassant : sauf que le symptôme de l'Horrible Chose, c'est que je viens de passer QUARANTE-CINQ minutes dans... ma salle de bain. Alors qu'en temps normal, c'est moi qui demande aux garçons s'ils ont bientôt fini, parce qu'il faudrait aussi que je me lave avant qu'ils aient épuisé la réserve d'eau chaude !Soyons honnête, trois quarts d'heure, c'est, en temps ordinaire, plus de temps qu'il ne m'en faut pour :

A) Me préparer le matin et prendre mon petit déjeuner

B) Aller à la fac en vélo (ce n'est pourtant pas la porte à côté, il faut traverser la ville, ça monte, etc.)

C) Préparer des cookies/sablés aux noisettes/biscuits divers, cuisson comprise

D) Poser, faufiler et bâtir deux fois une fermeture invisible sur une robe (deux fois, parce que je me suis trompée la première fois)

E) Être ronde comme une queue de pelle (uniquement si c'est de la vodka. Avec du cidre, du pineau ou du Coteaux de l'Aubance, je tiens un peu plus, non mais !)...

Bref, vous mesurez maintenant pourquoi je NE passe PAS autant de temps dans ma salle de bains, le matin. Mais là, c'est dimanche... de révisions, donc ça ne compte pas. Pourquoi cette malédiction de fille s'est-elle abattue sur moi, ce matin ? Deux raisons, sans doute :

A) Shampooing + démêlant + masque pour sauver mon visage des horribles pustules qui menacent en permanence

B) Démêlage des cheveux (non, le démêlant ne fait pas tout sur des cheveux longs bouclés emmêlés, disons que c'est juste pour ne pas avoir la décourageante impression de se lancer armée d'un peigne à l'assaut de la forêt amazonienne - en métal, le peigne, j'en ai tellement cassé en plastique et en corne...), toilette (oui, je me brosse les dents avant et après le petit déjeuner, parce que j'ai horreur de sortir de la salle de bains sans avoir tout fini, quitte à recommencer après) et, c'est rare, maquillage... Si , tout partout, du fond de teint, pas de poudre parce que je n'en ai plus (mais ça ne va pas durer, cette poudre T.Leclerc dont je rêve depuis un an me tend les bras !), de l'ombre à paupières, du mascara, et du rouge à lèvres. Enfin, du gloss (j'ai retrouvé, incrédule, un tube de gloss tout neuf, rose pétasse avec des paillettes, que je suis absolument sûre de n'avoir jamais acheté, même pendant mon temps "jeune et bête" - à la réflexion, ça doit être ma maman, qui a un sens aigu des couleurs qui ne me vont pas, qui me l'a offert).

Tout allait bien, pimpante et tout, je me dirige vers ma cuisine pour préparer le petit déjeuner, un thé à la bergamote, un jus de pamplemousse pressé par moi-même et des sablés à la noisette (c'est dimanche !), tout se passe bien, l'eau bout, le thé infuse, je bois ma vitamine C et je réalise mon erreur. Ne JAMAIS se mettre de gloss avant d'approcher sa bouche de quoi que ce soit, maintenant c'est mon verre qui a une bordure rose pétasse (avec des paillettes, toujours). Et je n'ose pas imaginer comment ça part, ce drôle de machin collant, coloré et sucré... On ne peut quand même pas passer sa vaisselle au démaquillant, si ?

 

Par Mahault - Publié dans : Je suis une fille
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 6 janvier 2007

        Je dois être maso, quelque part, loin, dans un coin bien enfoui de ma tête, ce côté qui n'entre en action qu'au moment des révisions, deux fois par an. L'an dernier, en janvier, j'avais découvert à quel point ranger ses étagères pouvait être une activité jouissive, alors que je suis une bordélique dans l'âme ; ce semestre, mon plaisir de révision est de m'enfoncer des épingles dans les mains, particulièrement le bout de mon index gauche, qui vient de déclarer forfait. La couture, terminé pour ce soir. Dommage, j'accumule du retard...

       Le projet en cours, celui que je fais toute-seule-comme-une-grande, c'est une robe en velours bleu-gris et blanc, une robe Empire aux genoux. On verra bien ce que ça donne, pour le moment (montage de la fermeture éclair) j'ai un peu peur d'avoir choisi des couleurs trop "layette"... Mais je suis fière de moi quand même. J'ai choisi le modèle toute seule (c'est pas le plus dur, mais c'est déjà pas mal !), trouvé un patron, agrandi le patron (j'en ai MARRE que mes seins ne rentrent pas dans des tailles standard), réussi à prendre le tissu dans le bon sens, coupé le tissu sans incidents notables, elle commence à prendre forme, restera à ajouter les manches lundi, à la leçon de couture, parce que les manches d'origine ne me plaisent pas. Ben oui, c'est un des plaisirs principaux de la couture : faire un modèle qui n'a presque plus rien à voir avec l'original ! Sur ce coup-là, j'ai changé le tissu, la couleur, la longueur, j'ai enlevé une broderie et un motif en feutrine que je trouvais très laid, les manches, et je crois que c'est tout. Un autre plaisir, une forme de magie qui n'existe avec aucun autre de mes travaux manuels, c'est le passage de la 2D à la 3D. Bon, d'un autre côté, c'est le moment délicat, celui où on se rend compte qu'on a oublié quelque chose...

       Autre projet en cours (ça avance, doucement certes, mais ça avance), c'est un sac pour une amie. Un grand sac à rabat devant, fermé en bas par quatre boutons, en toile de Jouy rouge doublé du même rouge, mais uni, parce qu'elle est très brune, qu'elle a la peau mate et les yeux marron foncé. Je suis en train de tenter de me rappeler comment c'est fait, un système de bandoulière normal, je crois que lundi je vais aller voir ça sur un sac tout fait, parce que ça échappe manifestement à mes capacités de représentation, ces temps-ci... mais bon, si j'arrive un jour à terminer ces deux projets (la robe ça devrait aller, le sac c'est un peu moins sûr, vu que je travaille sans filet ni patron : il faudrait pourtant que je le finisse, à la base c'était un cadeau de Noël...), je tenterai de mettre des photos. "Tenter" est le mot juste : mes capacités en informatique sont encore plus réduites qu'en couture, et le fait que l'internet marche toujours, cinq jours après sa mise en route, peut être considéré comme un miracle quotidien, l'indice qu'il y a quand même quelque chose qui va bien.

Par Mahault - Publié dans : Chiffons et bouts de ruban
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 5 janvier 2007

       Aujourd'hui, c'est le bordel, dans ma chambre, dans mes notes, dans ma tête, dans ce qui me reste de coeur et dans mes bouquins. Donc, allons-y pour un exposé en vrac de tout ce que je ne dis jamais et qui est important dans ma petite cervelle.

        Bon, d'accord, c'est anecdotique. Ma couture. Cette année, c'est mon activité "petites mimines en action" principale, parce que c'est long à faire et que j'aime ça. Je suis en train de terminer une robe (enfin, quand je dis "terminer", voilà quatre fois que je découds la fermeture éclair, un enfer à poser), de préparer un sac pour une amie, de raccoucir mes pyjamas et de repriser mes chaussettes. J'ai horreur qu'on se moque de mes aiguilles et de mes bouts de tissu, et qu'on me traite de cinglée parce que j'ai décidé de faire mes robes plutôt que de les acheter.

       Mon corset. Il est beau, gris pâle, je le porte souvent, il me serre et j'adore ça. Non, je ne suis pas maso, ni fétichiste, ni rien de cet ordre-là : j'aime porter mon corset, c'est tout. Est-ce que je vous traite d'exhibitionniste quand vous mettez des minijupes ?

       Mes amours. Je ne suis PAS un coeur d'artichaut, ni une allergique à l'engagement, ni une midinette énamourée, ni une nymphomane, ni une vierge effarouchée. Je suis une fille normale qui se cherche un copain, et qui tombe amoureuse. C'est si étrange que ça ?

       Diderot. Vous n'y pouvez pas grand-chose, mais je déteste Jacques le fataliste et son maître, et la poétique du récit, et les profs d'anglais qui font du Genette pour deux pelés et trois tondus dans ma promo. 

       Les questions intelligentes auxquelles il est impératif que je réponde intelligemment. Je les aime bien, ces questions, elles sont importantes et, heureusement, vous savez y répondre et m'aider : chouette !

       Mon mémoire. Pas la peine d'en demander des nouvelles, ça n'avance pas. Tout aussi inutile de tenter de me réconforter, style "tu t'en es toujours sortie" : c'est vrai, mais je ne me sens pas capable, là, c'est tout. Je ne serai pas prof, et puis ? Il n'y a pas que la fac dans la vie, il paraît, il n'y a pas non plus que la littérature, toujours par ouï-dire.       

       Vous êtes là, c'est important, surtout, bien plus que tout le reste. Je vous aime.

Par Mahault - Publié dans : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 2 janvier 2007

       Faisons original, bonne année ! Je vous espère plein de bonnes choses, la santé, la réussite scolaire (universitaire, dans votre travail), l'amitié, l'amouuuur aussi parce que bon, ça suffit d'être célibataire, on ne va quand même se dire tous les ans, au réveillon, que ce sera pour l'an prochain, et puis ça suffit, qu'est-ce qu'ils attendent, les hommes, pour se rendre compte qu'on n'est ni les plus laides, ni les plus sottes ? Et je vous souhaite aussi plein de projets, beaucoup trop pour l'année, histoire d'avoir de quoi choisir.

      Bon, cette liste de choses folles mais qui aident à se lever le matin est destinée aux gens que j'aime, mes amis (particulièrement les trois de Strasbourg, en novembre, une d'Angers, un autre, solitaire à Lyon, et celle de Paris), ma famille évidemment parce qu'ils me supportent au quotidien (on les applaudit, merci pour eux), et quelques personnes dont, pour des raisons hiérarchiques ou assimilés, je ne puis pas dire qu'ils sont des amis, mais je les aime comme si, une jeune femme ravissante, charmante et intelligente à Paris, la mère d'un ami, une tante préférée. Merci d'être là, tous, vous me manquez, à bientôt, promis, je vais prendre le train.

       Les dernières nouvelles, maintenant que cela est fait. Ceci (attention, moment historique) est le premier message électronique émis de chez moi, à Angers, de dessus mon joli bureau en bois, avec mon propre ordinateur. J'ai installé Internet hier au soir, sans problèmes (si, si, je ne mens pas, pas la peine de prendre cet air dubitatif ; il faut dire, sans leur faire de publicité, que l'opérateur ADSL que j'ai choisi, c'est vraiment "Internet pour les nuls" : il expliquent absolument tout, style "on prend le câble bleu et on le met dans le port bleu", et je vois que ma parenthèse commence à être un peu longue).

       La prochaine fois qu'on se voit, DVD. Au programme, Le déclin de l'empire américain et peut-être Les invasions barbares, mais c'est plus triste. Je vais peut-être me procurer un dictionnaire de canadianismes avant, parce qu'il y a encore quelques subtilités sémantiques qui m'échappent, mais, même sans tout comprendre, c'est formidable, un peu lent, un peu intello, mais en l'occurence ce sont des qualités !

       Cette semaine, révisions. Cinq matières, une par jour, examen mardi prochain sur une seule d'entre elles... S'il y a quelque chose ou quelqu'un, là-haut, en bas ou ailleurs (je n'y crois pas, mais on peut toujours essayer, ça ne mange pas de pain, et si ça ne marche pas, j'aurais au moins la satisfaction de me voir confortée dans mon incroyance), s'il vous plaît, je voudrais tomber sur lectures plurielles ou analyse politique. Affaire à suivre...

Par Mahault - Publié dans : Des trucs en vrac
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 26 décembre 2006

        Bon, voilà, Noël c'est terminé, à l'année prochaine... J'ai été gâtée, des livres, des sous, une sacoche pour mon ordinateur, des bocaux étanches pour ranger les gâteaux que je fais et que je mange lentement, une moulinette à fromage (si, si), un grand foulard rose et un savon au miel.

       Retour à la littérature. Enfin, aux livres. On a offert à mon frère le bouquin de F.Fillon, La France peut supporter la vérité, et il s'est empressé de me le refiler, histoire que je le lui résume. En trois mots : chiant, pénible, répétitif. Un exposé de ses actions lorsqu'il était au gouvernement, entrelardé de critique de la gauche, quelques considérations de café du commerce sur les extrêmes. Je n'en suis qu'à la moitié, mais le reste est probablement du même tonneau... D'accord, les livres de politique, surtout en temps d'élections, bouleversent assez rarement la face du monde intellectuel. Mais, tout de même, la platitude à ce point-là...

       Donc, une cure de BD pour compenser : Le retour à la terre, les quatre tomes parus. Je ne saurais trop vous le conseiller, c'est formidable, marrant, plutôt original, et les histoires sont courtes : ce n'est pas la moindre des qualités de cette série quand on est flemmarde autant que moi.

Par Mahault - Publié dans : Mes livres
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus