Bon, bah, voilà, c'est Noël, ou presque, et, vu que cette année, j'ai été trop malade pour envoyer des voeux sur carte bleue-et-dorée comme je le fais d'habitude, j'adresse à ceux (celui ? celle ? ) qui lisent de temps en temps mes élucubrations un joyeux Noël, et, tant qu'on y est, tous mes voeux pour la nouvelle année. Je suis désolée pour les cartes et les cadeaux, je me rattraperai plus tard, promis. En espérant que ce mea culpa de toute dernière minute vous conviendra...
Le voeux et les regrets, ce n'est pas tout dans la vie : il y aussi les bouquins, surtout quand on est en train de rater sa maîtrise et qu'on veut quand même se donner l'illusion de se cultiver et de faire quelque chose. Donc, au programme de mes vacances, en alternance avec la décoration de la maison, la couture (cette année, je fais ma robe pour Noël) et la cuisine, il y a Houellebecq. Pas fan, mais alors pas du tout, même pas attirée vaguement par les bouquins, mais bon, les copains sont d'excellents prescripteurs (phrase-type : "tu devrais essayer ça, c'est génial"). Je n'accroche pas, décidément, Houellebecq. Extension de domaine de la lutte pose un problème qui me paraît intéressant, rendre la platitude et le même-pas-désespoir (ça manque d'intensité pour que ce soit vraiment du malheur) du monde contemporain par une platitute intense dans l'écriture, une sorte de recherche du non-style. On peut être d'accord, ou pas, avec l'analyse de l'auteur, et tout de même lui reconnaître cette tentative, pas forcément originale mais assez bien menée, toutefois parsemée des défauts classiques du premier roman (entre autres, un tendance au joli, même si dans ce cas c'est dans le laid, plutôt qu'à ce qui prend aux tripes). Je n'ai pas encore fini Les particules élémentaires, mais, à aprt deux bigotes et trois curés qui ont dû être choqués par les scènes de sexe (absolument misérables, à mon avis, ni drôles, ni choquantes, ni même intéressantes, une scène mal tournée d'un mauvais porno qui vous endort plutôt que de vous exciter - à moins qu'elles ne soient exclusivement destinées à un lectorat masculin, qui n'a toutefois pas lair plus émoustillé que moi), sincèrement, je ne vois pas qui, et pour quelles raisons, a pu trouver prétexte à parler de ce roman, et encore plus à en faire un scandale littéraire. C'est plat, mou, fade, mal écrit, et si j'étais un homme, je résumerais par "débandant".
Mais il faut bien avouer que ce qui m'a le plus agacé dans Houellebecq, c'est qu'en répondant à une question pour un magazine adorateur de pseodlittérature quelconque, genre Inrockuptibles, il a tranquillement répondu "j'aime beaucoup Staline".
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