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       Le blog d'Elsia et son regard sur le monde : c'est varié (éclectique, même), culturel ou pas, musical et très vidéo, passionnant de toute façon, émouvant évidemment. Un blog dix-huit étoiles, minimum.

       Le site du Mammouth déchaîné : histoire de rire de notre quotidien de futurs professeurs, un peu d'humour ne nous fera pas de mal. Douze étoiles, mais mise à jour quelque peu irrégulière.

       Une association de professeurs, Sauver les lettres : pour qui s'intéresse à la sauvegarde de l'enseignement de la littérature. Le meilleur de ce que je préfère, sur leur site, est ici, , encore là, un autre morceau, et, pour finir, ici. Mais tout n'est pas du même tonneau...

       Les mots sont importants : coanimé par Pierre Tévanian et Sylvie Tissot, ce site consacré à l'observation de la langue dans les médias m'a particulièrement intéressé. Leurs "études de cas", qu'on soit d'accord ou pas avec le contenu des textes, sont particulièrement intéressantes, et leur manifeste a le mérite de la clarté.

       Acrimed : un site d'observation et de critique des médias, comme son nom l'indique. Clair, organisé, régulièrement mis à jour, classement thématique de certains sujet, et un moteur de recherches qui marche. Une saine lecture, qu'on ait ou pas la télévision.

      

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Dimanche 24 septembre 2006

       Dans la série "formation classique oblige", aujourd'hui, en vedette américaine, nous accueillons le jeune Marcel. Il parle, il parle, il cause et il pense, il regarde aussi, c'est son occupation de tous les jours. A mi-chemin entre l'homme et l'encrier vivant, nous te présentons ce soir, public émerveillé, l'auteur de... A la Recherche du Temps Perdu !

       La vie de Proust, si elle vous intéresse, vous la trouverez n'importe où, encyclopédies, dictionnaires, Lagarde et Michard... En revanche, sa principale oeuvre, ce cycle de romans sur la vie d'un homme de la petite enfance à la grande vieillesse, demande un minimum de travaux d'approche. D'abord, procurez-vous tous les bouquins, ou au moins deux ou trois à suivre : pour avoir expérimenté la crise de manque le soir où j'ai fini le premier tome et qu'il me manquait le deuxième, je ne vous la souhaite pas. Ensuite, il faut savoir qu'il est conseillé de les lire dans l'ordre... Une fois que tout cela sera fait, vous pourrez vous plonger dans les aventures du petit, puis du moins petit Narrateur. Qu'on se le dise, qu'on se le répète : La Recherche N'EST PAS un roman autobiographique ! Si vous cherchez du scandaleux (enfin, pour l'époque...), lisez plutôt une bonne biographie de Proust. Autant dire tout de suite que ces romans réclament une bonne dose de lâcher-prise, et du temps. C'est long à lire, et, pour les amateurs de polars, il ne se passe pratiquement rien dedans. La question est ouverte, il semble qu'il ne soit pas possible d'y apporter une réponse nette : le Narrateur a-t-il couché avec Albertine ? Non, l'essentiel du roman est ailleurs.

       Dans ces interminables réflexions sur le temps qui passe, qui file, la vocation, la nécessité de l'écriture, la fatuité des jeunes par la croyance en la supériorité de la jeunesse, dans cette écriture si fluide qu'elle vous enveloppe sans vous laisser jamais respirer, et qui fait qu'on peut lire ces romans sans lever le nez, dans cette réflexion poignante : je ne suis plus jeune et je croyais l'être encore, j'ai perdu mon temps. Dans cette ronde des visages, des noms, des amis qui meurent et des illusions qui les suivent dans la tombe, dans ces passages drôles, vraiment, dans cette constatation amère et vraie, quand on a voulu quelque chose très fort et qu'on l'obtient, c'est toujours moins beau que ce qu'on s'était imaginé. 

       Allergiques au temps qui file, angoissées de vieillir, deux solutions : passez votre chemin ou entreprenez une thérapie de choc. Plongez-vous là-dedans, on ne voit pas le temps passer : vous avez des chances d'en sortir en voyant flotter devant vous des morceaux du visage d'Albertine, la chevelure rousse de Gilberte, la robe de soie rose d'Odette et le personnage grotesque de madame Verdurin, en train de cacher son visage dans ses mains pour faire croire qu'elle rit. Proust a mis en scène, pour mon plus grand bonheur, un théâtre vivant que mettent en branle ses phrases, au rythme inimitable de la respiration humaine.

Par Mahault - Publié dans : Les choses belles
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Mardi 19 septembre 2006

       Formation classique oblige, un de mes auteurs préférés est Guy de Maupassant.  Les nouvelles, bien sûr, les contes, et les romans : Mont-Oriol, Une vie, et, surtout, Bel-Ami. Georges Duroy, le héros, est un obscur employé parisien qui, par la magie d'un journal et d'une moustache blonde, va finir un des maîtres de Paris. Comment ? Tentative d'explication des trucs d'un illusioniste.

       Duroy est moyen en tout, il ne sait pas écrire, il a fait son service, il a une instruction superficielle (raté son bac plusieurs fois), pas de famille, pas de nom, pas même une femme née dans une bonne famille, riche / puissante / influente  ou tout ça à la fois. Georges Duroy n'est rien et vit d'une place d'employé aux chemins de fer. Mais ce zéro quasi-absolu possède tout de même deux atouts : il est ambitieux (certes, il n'est pas le seul, mais l'ambition, la vraie, n'est pas donnée à tous les héros de roman), et il plaît. Aux femmes, aux hommes aussi. Il plaît par sa nullité même, par son capacité à être ce que veulent les autres. Âmes sensibles s'abstenir : Georges Duroy dit de Cantel se sert des femmes comme des barreaux d'une échelle.

       Cinq profils de femmes dans ce roman touffu. Madeleine, sa femme, l'initiatrice, l'excellente journaliste qui écrit ses articles. Madeleine est belle, c'est la première femme que Duroy désire en arrivant dans la société, c'est l'épouse de son camarade, Charles Forestier, la maîtresse du comte de Vaudrec, une fine mouche, rusée et sans scrupules, charmante comme un maquillage de théâtre : on en admire la beauté en sachant qu'elle est fausse et truquée. Clotilde de Marelle est la maîtresse, celle qui assure la continuité amoureuse du roman : elle est là du tout début jusqu'à l'image finale, la sienne en train de se recoiffer, après l'adultère consommé avec Duroy. Clotilde est la plus forte, dans leur relation, parce qu'elle est riche, parce qu'elle est belle, parce qu'elle est libre, son mari ne servant dans le roman qu'à créer un plaisant contraste avec le héros.  Rachel est la première maîtresse du roman. En ce sens, c'est un révélateur, c'est elle qui fait prendre conscience à Duroy de son pouvoir sur les femmes, toutes les femmes, de la prostituée de bas étage jusqu'aux filles bien élevées de la plus haute société - enfin, celle qu'il vise : la haute finance, pas la noblesse. Rachel, en restaurant l'amour-propre du jeune pas encore journaliste, donne à la fois le coup d'envoi et le ton du roman : Duroy se moque du journaliste, il vient d'apprendre où se situe le vrai pouvoir.  Suzanne Walter est l'épouse dans les règles de l'art : une jeune fille, trop jeune même (elle n'a que seize ans, Duroy un peu plus du double), quand Madeleine était veuve, sans famille avouable ou sans famille du tout. Suzanne est un faire-valoir, un pion dans les plans de Georges ; Madeleine traitait de puissance à puissance avec son mari, les étranges conditions qu'elle pose à leur mariage en sont révélatrices. Bref, Suzanne est l'aboutissement du parcours social du Duroy : elle le pose, elle lui offre une légitimité, en tant que fille d'un homme extrêmement riche. Laurine de Marelle est la marraine, elle offre à Georges Duroy un cadeau inestimable : métamorphosée en fée, l'enfant, fille de Clotilde, baptise le médiocre journaliste de ce nom de Bel-Ami qui fera sa fortune.

       Tout ça pour dire que Bel-Ami est un roman jubilatoire... à l'unique condition de n'être pas un féministe acharné. Quoique : Duroy a beau coucher dans tous les lits, être l'amant de la mère et épouser la fille, il n'en est pas moins une sorte de poupée souriante et blonde, modelé par ses rencontres, se laissant aller au gré du courant et des caprices des femmes. S'il fait parfois preuve de caractère, c'est pour quitter une femme afin d'aller vers une autre... Le roman n'a guère vieilli : tout le monde connaît des Duroy, homme ou femme. La seule question est de savoir à quelle place : arriveront-ils un jour, comme leur célèbre modèle, à régner sur l'opinion ?

Par Mahault - Publié dans : Mes livres
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Lundi 18 septembre 2006

       On a tous besoin de se sortir du quotidien : quoi de mieux qu'un bon film, pour cela ? Edward aux mains d'argent, même si le film n'est pas de la première jeunesse (1990), est un excellent biais pour filer droit aux pays des rêves et des princesses en robe blanche. C'est l'histoire d'une banlieue américaine bien sous tous les rapports et ennuyeuse à crever, qui voit son existence de carton-pâte bouleversée par une sorte de monstre de Frankenstein. Sauf qu'Edward, puisque c'est le nom de la créature, est gentil. Son inventeur est déjà mort, il n'a malheureusement pas eu le temps de terminer Edward, qui est doué d'un esprit, de la jolie gueule de Johnny Depp, d'une gentillesse et d'une naïveté à toute épreuve, mais qui n'a pas de mains. A la place, des mains d'argent : des ciseaux, des taille-haies, toutes sortes de choses tranchantes très brillantes et plutôt belles. Bien entendu, il va être recueilli par une famille qui a une fille, il va tomber amoureux de l'ado en question, qui a déjà un copain qu'elle n'aime plus, bref, un film "chocolat bleu pâle au kirsch", comme dit une copine belge (c'est l'équivalent de "cucu-la-praline") dans les règles de l'art.

       Sauf que. Sauf que le film est de Tim Burton et qu'à ce titre, il comprend une bonne dose de folie qui n'est pas habituelle dans ce genre de film. Les décors sont magnifiques mais, c'est ce qui fait leur charme, on a toujours l'impression que les bâtiments (enfin, ceux du "vrai monde", en opposition à la banlieue du bas de la colline) sont prêts à s'écrouler, tout est doux à l'oeil, comme dans les vieilles maisons, tout est complètement dingue, surtout. Deux "meilleurs des mondes", celui de l'apparence et celui des rêves, se téléscopent dans ce film, la confrontation est permanente et sans issue, puisque jamais le pâle Edward ne rentrera dans les critères exigés par le monde d'en bas de la colline, celui des apparences : il n'a pas de mains. Un autre atout, indéniable, de cette histoire mi-fantastique mi-conte de Noël est sa musique. Signée Danny Elfman, comme pour beaucoup des films de Burton, celle-ci est peut-être sa meilleure : on y entend tomber la neige.

Par Mahault - Publié dans : Les choses belles
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Dimanche 17 septembre 2006

        Puisque c'est la rentrée, qu'on achète et qu'on lit des ouvrages techniques, anatomie humaine, critique structuraliste de Huysmans, atlas mondial des cours d'eau inférieurs à vingt kilomètres, méthode Assimil parce que stage à l'étranger, au Tibet ou au Vietnam, bientôt..., autant se faire plaisir et, un dimanche soir, éteindre la télé pour se faire un bon polar.

       Un de ceux de Fred Vargas, par exemple. Son second roman, Ceux qui vont mourir te saluent, a été publié en 1987 ; il lui apporte, sinon la gloire, au moins la renommée. L'auteur est, dans la vie, archéologue et médiéviste : sa formation crève les yeux dans la structure de certains de ses romans, en particulier Pars vite et reviens tard. Pour faire vite, l'intrigue tourne autour de la renaissance de la peste à Paris... Je n'ai lu que trois romans de Fred Vargas (sur les seize livres qu'elle a publié, voir http://perso.orange.fr/calounet/biographies/vargas_biographie.htm, partie bibliographie), les deux déjà cités et un autre, L'homme aux cercles bleus (à mon avis le meilleur des trois), ou comment se faire passer pour un maniaque, changer d'identité, et tenter d'embobiner les flics rien que pour empêcher sa femme de divorcer. Bref, un labyrinthe assez spectaculaire, comme dans les autres romans, d'ailleurs... Les livres de Fred Vargas (enfin, les trois que j'ai lu) ont une construction assez compliquée, très enchevêtrée, et mon seul regret est qu'elle ne donne pas au lecteur toutes les clés : il est totalement inutile de commencer un de ses romans par la fin, ils ne se lisent pas comme un Agatha Christie. Ces trois romans sont prenants, le rythme est assez lent puis s'accélère jusqu'à donner le vertige, et  ce sont des polars "traditionnels" : il s'agit toujours d'un meurtre ou d'un complot classique, pas d'interventions extraterrestres ici, mais un scénario solide, copliqué, qui tient vraiment debout, et c'est agréable... surtout en comparaison de tous les policiers à l'intrigue capillotractée qui sont régulièrement mis à l'honneur.  

 

Par Mahault - Publié dans : Mes livres
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Mercredi 13 septembre 2006

       Un fois n'est pas coutume, j'ai aimé un roman par lettres. Il est contemporain, il parle de toutes les complications de ce qui ne s'appelle pas l'amour, il est pur, net et sobre, et il pratique assidûment ce petit mot que j'aime beaucoup : "vous".

      

       A l'évidence, vous ne me répondrez pas est en réalité un faux roman épistolaire ; le lecteur ne dispose que des lettres de la femme, nous ne savons jamais si l'homme répond ou pas, nous ignorons tout de ses interventions. On assiste, en cinq temps, à la valse lente des idées, des sentiments aussi, à l'hésitation-tango (un pas en avant, un pas en arrière) de la narratrice, qui s'interroge sur elle et sur l'autre. Pas moyen de le désigner autrement : cet Autre omniprésent, prétexte et sujet de presque toutes les lettres, il n'est jamais appelé que "vous". Elle lui parle de politique, de son enfance, de la vie quotidienne, elle le hait, elle le désire, elle lui parle d'amour et il est "vous". Ce fantôme d'homme, plus jeune, malléable sans doute, pâte d'humanité qu'elle pétrit avec une férocité et une ironie sans complexes, parce qu'elle est plus âgée, plus intelligente, plus cultivée, parce qu'elle ne vit pas pareil, n'est au début qu'un miroir, une possibilité pour la femme de se raconter, de se voir, déformée tout de même par cet élément irrémédiable : il est un homme, pas elle.

 

       J'ai aimé ce roman pour la fausse forme épistolaire, à mi-chemin entre les lettres et le journal intime, pour l'écriture droite et pure, sans un mot de trop, sans un mot imprécis, pour l'ironie mordante et désabusée de cetaines réflexions et pour le personnage principal. Cette femme qui se dit vieillissante, qui s'obstine à le répéter, qui fait de ce qu'elle considère comme une faiblesse une force face à la jeunesse pâle et falote de l'homme, elle est émouvante. Dans son envie de vivre encore, de ne pas devenir "une dame", dans son refus des contraintes sociales liées à son sexe - elle est célibataire, sans enfants, sans attache d'aucune sorte -, par son ambiguïté dans sa relation avec son amie V., c'est avant tout un portrait de femme moderne qui ne renie rien de ce qui l'a formée : l'indifférence, la volonté d'être plus, ou d'être mieux, de vivre complètement. J'ai aimé que ce personnage se mette en scène tandis qu'elle laisse l'autre être un "vous" anonyme et modelable par le lecteur.

 

       Allez, pour finir, un petit topo sur l'auteur, et au passage on signale que le livre a été publié chez L'Harmattan : Sylvie Camet est maître de conférences à l'Université d'Angers, elle enseigne la littérature comparée, et elle a publié des essais, entre autres sur les familles d'artistes. C'est mon professeur, aussi.

      

Par Mahault - Publié dans : Les choses belles
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Mardi 12 septembre 2006

       Aujourd'hui, un court hommage à Umberto Eco, plus précisément au Nom de la Rose et à un recueil de chroniques publiées en recueil sous le titre Comment voyager avec un saumon.

       J'imagine que Le Nom de la Rose n'a aucun secret pour vous. Fous du film ou accros au bouquin, voire les deux, comme moi, vous avez rêvé de la rencontre sur cette l'angoissante question de savoir si Jésus avait possédé un bout de tissu pour s'habiller, de cette abbaye-forteresse à la fois sombre, glauque et à ciel ouvert, des mystères de la bibliothèque et peut-être avez-vous vous aussi pleuré devant l'incendie final. Cette scène, le vieil aveugle qui fout le feu à tous ces livres pour protéger la doctrine et la peur des croyants, m'a obligée à finir un paquet de mouchoirs à peine entamé... heureusement, je savais déjà que je ne serai pas bibliothécaire, sans quoi je ne sais pas à quelles extrémités m'aurait poussé la rage ! Un livre "catégorie superplus", s'il y avait des catégories dans mes étagères, parce que je suis amateur d'énigmes et que piger le fonctionnement de la bibliothèque a été difficile (obligée, moi aussi, de dessiner un plan...), et qu'en plus, j'aime bien les polars.

        En lisant Comment voyager avec un saumon, vous aurez enfin une réponse, même si ce n'est pas tout à fait celle que vous attendez, à cette angoissante question : comment terminer un voyage de trois jours avec un saumon fumé long comme un fusil sous le bras ? Vous saurez aussi comment perdre votre permis de conduire, lire un manuel d'informatique, comment on peut résoudre le problème de l'entente entre les peuples extraterrestres (fou rire garanti, surtout si on vous a déjà demandé en face, dans un service administratif quelconque, quelque chose comme "prouvez-nous que vous êtes en vie"), vous apprendrez la manière subtile de flatter l'oeuvre d'un artiste sans mentir ; l'auteur plonge même dans les arcanes théologiques pour déterminer la religion des différents systèmes d'exploitation du marché. J'ai trouvé ce bouquin très drôle, il a sauvé une semaine de vacances en Bretagne, sous la pluie. La forme chronique est très agréable à lire, et les extraits de la Cacopédie en cadeau bonus sont un pur délice. Si vous aimez Desproges, n'hésitez pas : la langue est tout à fait différente, mais on retrouve dans ce recueil la jubilation devant les absurdités de la vie quotidienne.

Par Mahault - Publié dans : Mes livres
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Lundi 11 septembre 2006

       Voilà, c'est la rentrée. Les feuilles commencent à tomber, tout est rouge et roux, c'est le moment d'aller au cinéma, au théâtre, de ressortir les pulls, de faire la queue pour avoir sa carte de bus, de s'inscrire à la bibliothèque et de retourner à la fac, avec le sourire, parce que c'est quelque chose que j'adore. Quelques corvées, aussi, au programme : le permis de conduire, se chercher un copain, se remettre au latin et à l'ancien français.

       Tout cela pour dire que je vais vous parler (pas très régulièrement, hélas, parce que pas l'internet chez moi) de livres que j'ai aimé, de ceux que j'ai détesté, un peu moins forcément, de ceux qui m'ont fait rire, parce qu'il y en beaucoup. Mention importante, je revendique la subjectivité de mes choix : j'ai aimé des livres parce qu'on me les a offerts, parce que j'ai aimé ou j'aime leur auteur, parce que c'était l'objet d'étude d'un prof formidable, pour plein d'autres raisons. Je n'ai pas la prétention de composer une bibliothèque idéale : je vous parle de ma bibliothèque idéale. J'espère aussi vous parler d'autres choses, politique, actualité internationale (un peu, parce que je n'y connais rien), coups de coeur et râleries. Mais l'essentiel de ma vie tenant dans mes bouquins, ce sera sans doute ce dont je parlerai le plus : allergiques à l'encre, au papier, à l'ambiance feutrée ou pas des librairies, passez votre chemin. Aux autres, bienvenue

Par Mahault - Publié dans : Mes livres
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