D'abord, pour ceux qui s'intéresseraient à la littérature jeunesse polonaise des années 20, sachez qu'il existe à Paris une Association Française Janusz Korczak. Comme ça, ça ne fait pas très fun, certes. Mais le responsable de cette association m'a gentiment confirmé une de mes intuitions sur la composition de Roi Mathias Premier... Courage, un jour, je serai une bonne chercheuse ! L'espoir fait vivre, il paraît, j'espère que c'est vrai. C'était l'épisode du jour sur l'avancement de mon travail de maîtrise, merci d'avoir patienté...
La vraie bonne nouvelle, c'est qu'il y a bientôt une réunion d'amis à Paris. Et qu'il y aura mon meilleur ami, une fille qui m'est très chère et que je n'ai pas vu depuis longtemps, un jeune homme qui m'est également très cher mais pour d'autres raisons et que je ne vois pas assez, et moi. Et qu'on va aller au musée, et parler. Trois de mes passions (mes amis, la culture et la discussion) réunies en même temps, que demander de mieux ?
Désolée, c'est un jour de coq-à-l'âne... Le sujet d'aujourd'hui, en fait, c'était la psychanalyse : c'est donc un sujet à classer dans Mes haines, mon salon. Tout ça à cause d'un article de Lire, annoncé en couverture comme " Ce que Freud a vraiment dit", ou quelque chose d'approchant, je fais de mémoire... Bref, en bonne curieuse, je me jette sur l'article en question. Et là, déception : ce que Freud a vraiment dit, pour le savoir, il faut lire ses bouquins. A part la bibliographie, l'article n'est ni complet ni sérieux, à mon avis... Je l'ai trouvé d'une partialité incroyable, du genre "Freud est le plus grand génie de l'humanité depuis l'invention de la roue. Peut-on, à la lumière de cette vérité universelle et intangible, discuter son oeuvre ? ". Vous avouerez qu'il y a peut-être mieux comme entrée en matière quand il s'agit, très présomptueusement, de rétablir la vérité...
Vous l'avez sûrement compris, je ne crois pas à la psychanalyse. Je ne crois pas non plus en un dieu, ni en plusieurs d'ailleurs, ni en aucun système qui demande de croire les yeux fermés à quelque chose de pas prouvé. Je sais, j'aurais dû m'inscrire en biologie plutôt qu'en lettres... Alors, la psychanalyse ne m'agace pas quand elle est présentée pour ce qu'elle est : une hypothèse, parmi bien d'autres, sur la structuration de l'âme et de l'esprit humains, mais comme une science, prouvée, démontrée, impossible à contester sans retomber dans l'obscurantisme le plus XVIIIe. Je n'aime pas ce système qui nous condamne à l'erreur perpétuelle, à la recherche aveugle en se cognant aux murs, au malheur et à la fragilité. J'avoue avoir du mal à comprendre comment autant de gens peuvent affirmer se sentir mieux après une psychanalyse qu'avant : d'après ce que j'en ai compris, cela sert à mettre à jour nos faiblesses, pas du tout à les soigner ou à nous aider. La psychanalyse comme courant de pensée du XXe ? D'accord, c'est même plutôt intéressant. La psychanalyse comme science ? Sans moi. Et, c'est ce qui motivait ce mouvement d'humeur, je milite contre les théories psychanalytiques comme explication des oeuvres littéraires. Il y en a, des profs, des critiques, des commentateurs universitaires freudiens... y compris dans ma petite université de province. Une petite critique psychanalytique de temps en temps, pourquoi pas ? C'est vrai que ça donne des résultats étonnants sur certaines oeuvres, au milieu d'un commentaire mortellement ennuyeux sur la plupart des autres. Mais, de temps en temps, arrêter le délire, ça ne serait pas mal.

Commentaires