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       Le blog d'Elsia et son regard sur le monde : c'est varié (éclectique, même), culturel ou pas, musical et très vidéo, passionnant de toute façon, émouvant évidemment. Un blog dix-huit étoiles, minimum.

       Le site du Mammouth déchaîné : histoire de rire de notre quotidien de futurs professeurs, un peu d'humour ne nous fera pas de mal. Douze étoiles, mais mise à jour quelque peu irrégulière.

       Une association de professeurs, Sauver les lettres : pour qui s'intéresse à la sauvegarde de l'enseignement de la littérature. Le meilleur de ce que je préfère, sur leur site, est ici, , encore là, un autre morceau, et, pour finir, ici. Mais tout n'est pas du même tonneau...

       Les mots sont importants : coanimé par Pierre Tévanian et Sylvie Tissot, ce site consacré à l'observation de la langue dans les médias m'a particulièrement intéressé. Leurs "études de cas", qu'on soit d'accord ou pas avec le contenu des textes, sont particulièrement intéressantes, et leur manifeste a le mérite de la clarté.

       Acrimed : un site d'observation et de critique des médias, comme son nom l'indique. Clair, organisé, régulièrement mis à jour, classement thématique de certains sujet, et un moteur de recherches qui marche. Une saine lecture, qu'on ait ou pas la télévision.

      

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Chiffons et bouts de ruban

Lundi 25 septembre 2006

       Point de livres, aujourd'hui : à la place, une de mes récentes lubies, les corsets. Les vrais, ceux que les femmes et certains hommes ont porté jusqu'au début du XXe siècle. Ceux dont on a dit tant de mal, qu'ils rendaient les femmes malades, qu'ils les empêchaient de respirer, de s'asseoir, etc.

       C'est étrange : il y a trente et quarante ans, les féministes brûlaient leur soutien-gorge. Et, maintenant, leurs filles et petites-filles, renfilent, au moins sur les podiums, les corsets des mères de ces incendiaires. Car les corsets reviennent à la mode. Après avoir été un symbole de l'oppression féminine, de la domination masculine sur le monde entier, jusqu'à la taille des femmes, ils symbolisent aujourd'hui l'érotisme, ou les mondes moins connus des gothiques et des SM. Faut-il y voir l'application de le théorie des cycles, tout finit toujours par revenir, etc ? Je ne crois pas... peut-être, après plusieurs décennies de soutiens-gorges de plus en plus confortables (ce n'est pas un mal) et de plus en plus minimalistes, certaines femmes redécouvrent-elles le plaisir des "vêtements de dessous". Cette expression très désuète a au moins le mérite d'être explicite : avant, on s'habillait en dessous des robes, pour soi ou pour l'autre ; maintenant, pour cet(te) autre, on se déshabille. Et j'ai comme l'impression qu'on y a perdu quelque chose...

       Il ne faut pas se leurrer : les femmes en corset d'aujourd'hui (hors les amateurs de tightlacing) ne souffrent plus (ou plus trop) de leurs corsets. Pour une raison très simple : ils ne sont plus fabriqués exactement comme au XIXe, à quelques exceptions près. On en a ôté cette pièce de métal du devant, qui avait pour fonction d'aplatir le ventre, voire de l'écraser et d'appuyer sur la poitrine pour la faire ressortir. Et pour une autre raison, beaucoup plus évidente : la mode n'impose plus de se serrer jusqu'à suffoquer. Et, en serrant soi-même son corset, car il est tout de même assez rare, de nos jours, d'avoir quelqu'un pour l'attacher le matin, on sent exactement l'effet produit, donc on tire moins sur les lacets...  Bref, on n'exagère pas.

       Il existe différentes formes de corsets : les plus connues sont le serre-taille, le victorien court, le victorien long et l'edwardien. Le serre-taille, comme son nom l'indique, ne prend que la taille et les côtes flottantes (celles qui ne sont pas soudées devant), et monte au maximum jusqu'au sternum. Le victorien court, dit aussi underbust, arrive juste sous la poitrine : il tient un peu plus le dos que le serre-taille. Le victorien long (overbust) couvre le buste de la poitrine jusqu'aux hanches, et descend parfois même plus bas... mais, dans ce cas, la position assise est strictement impossible ! L'edwardien, enfin, donne une cambrure en forme de S, très inconfortable à mon avis, assez spectaculaire de profil (la poitrine et les fesses ressortent parfaitement, la taille est extrêmement mince), mais un peu outrée pour maintenant.

       Vous l'aurez compris en regardant la photo, mon préféré, c'est le victorien long. J'en voudrais un pas trop long (je veux pouvoir m'asseoir avec !), blanc, gris ou bleu comme mes yeux, en piqué de coton, un joli tissu assez épais. J'ai trouvé une corsetière, défini précisément ce que je voulais, reste à trouver le financement... mais c'est bientôt mon anniversaire. Enfin, un message à celui qui a trouvé, au nom du féminisme, que les corsets étaient un instrument de torture : que ça ne te plaise pas, d'accord, je comprends. Mais le féminisme a revendiqué pour chaque femme le droit de décider pour elle-même, non ?

Quelques liens :

le travail de Lou : www.vanillecreation.net

le travail de Caroline : www.volutecorsets.com   

Par Mahault
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Samedi 6 janvier 2007

        Je dois être maso, quelque part, loin, dans un coin bien enfoui de ma tête, ce côté qui n'entre en action qu'au moment des révisions, deux fois par an. L'an dernier, en janvier, j'avais découvert à quel point ranger ses étagères pouvait être une activité jouissive, alors que je suis une bordélique dans l'âme ; ce semestre, mon plaisir de révision est de m'enfoncer des épingles dans les mains, particulièrement le bout de mon index gauche, qui vient de déclarer forfait. La couture, terminé pour ce soir. Dommage, j'accumule du retard...

       Le projet en cours, celui que je fais toute-seule-comme-une-grande, c'est une robe en velours bleu-gris et blanc, une robe Empire aux genoux. On verra bien ce que ça donne, pour le moment (montage de la fermeture éclair) j'ai un peu peur d'avoir choisi des couleurs trop "layette"... Mais je suis fière de moi quand même. J'ai choisi le modèle toute seule (c'est pas le plus dur, mais c'est déjà pas mal !), trouvé un patron, agrandi le patron (j'en ai MARRE que mes seins ne rentrent pas dans des tailles standard), réussi à prendre le tissu dans le bon sens, coupé le tissu sans incidents notables, elle commence à prendre forme, restera à ajouter les manches lundi, à la leçon de couture, parce que les manches d'origine ne me plaisent pas. Ben oui, c'est un des plaisirs principaux de la couture : faire un modèle qui n'a presque plus rien à voir avec l'original ! Sur ce coup-là, j'ai changé le tissu, la couleur, la longueur, j'ai enlevé une broderie et un motif en feutrine que je trouvais très laid, les manches, et je crois que c'est tout. Un autre plaisir, une forme de magie qui n'existe avec aucun autre de mes travaux manuels, c'est le passage de la 2D à la 3D. Bon, d'un autre côté, c'est le moment délicat, celui où on se rend compte qu'on a oublié quelque chose...

       Autre projet en cours (ça avance, doucement certes, mais ça avance), c'est un sac pour une amie. Un grand sac à rabat devant, fermé en bas par quatre boutons, en toile de Jouy rouge doublé du même rouge, mais uni, parce qu'elle est très brune, qu'elle a la peau mate et les yeux marron foncé. Je suis en train de tenter de me rappeler comment c'est fait, un système de bandoulière normal, je crois que lundi je vais aller voir ça sur un sac tout fait, parce que ça échappe manifestement à mes capacités de représentation, ces temps-ci... mais bon, si j'arrive un jour à terminer ces deux projets (la robe ça devrait aller, le sac c'est un peu moins sûr, vu que je travaille sans filet ni patron : il faudrait pourtant que je le finisse, à la base c'était un cadeau de Noël...), je tenterai de mettre des photos. "Tenter" est le mot juste : mes capacités en informatique sont encore plus réduites qu'en couture, et le fait que l'internet marche toujours, cinq jours après sa mise en route, peut être considéré comme un miracle quotidien, l'indice qu'il y a quand même quelque chose qui va bien.

Par Mahault
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Samedi 24 février 2007

        Ca y est, le grand jour est arrivé : mes (petits) talents de couturière ont franchi le seuil de mon appartement ! Oui, oui, on vient de me commander une robe ! Joie, liesse et tout. Bon, ce n'est pas encore la consécration internationale, loin de là, mais quand même.

       En fait, une mienne amie (de fac) met en scène des extraits de Macbeth, pour un travail au Conservatoire d'art dramatique où elle étudie, parallèlement à ses études de Lettres. Elle a deux lady Macbeth, une avec une robe noire merveilleuse, que je suis malheureusement bien incapable de copier, et pour l'autre elle veut une robe en velours rouge. Elle m'a fourni un modèle, dûment décousu, patronné et recousu "pour-voir-comment-ça-marche", nous cherchons du tissu, maintenant... C'est pour dans six semaines, au plus tard ! Il me reste à changer l'encolure, à rallonger les manches et la jupe, et à modifier le patron aux mesures de la demoiselle qui va porter la robe (elle est parfaite, 80-60-80, ça va être un plaisir de coudre pour elle). Bref, il y a encore du travail... Mais Manon m'a fait confiance, et ça me fait plaisir qu'elle ait pensé à moi !

Par Mahault
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Vendredi 27 avril 2007

       On devrait jamais accompagner quelqu'un faire des courses. Enfin, je ne devrais pas. Partie, ce matin, pour acheter un lé de tissu bleu, je suis rentrée avec le lé en question et une robe rouge. Une superbe robe, en lin, avec un petit col carré, des manches courtes, des plis à la poitrine que mes seins rentrent dedans (c'est rare), et une coupe qui me va sans faire trop "femme enceinte". Bref, une merveille (je l'ai dégottée chez H&M, il faut vraiment que j'évite ce lieu de perdition), mais, à mon grand désarroi, la mode de cette année est à la robe à mi-cuisse genre années 70. Manque de pot, je n'ai pas les jambes de Jane Birkin jeune.

       Et là, Claire-version-cousette commence à discuter les modifications possibles de la robe avec sa tante... Résultat des courses : découdre l'ourlet du bas (12 cm d'ourlet, j'hallucine), ajouter une bande de lin écru en bas, pour la rallonger encore un peu, et coudre du croquet écru sur le pli de l'ourlet, qui est marqué et donc pas récupérable autrement. Comme ma devise, ça pourrait être "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué", je vais également ajouter du croquet sur le col et au bord des manches... J'extrapole : là, le tissu sèche, parce que oui, il faut absolement laver un tissu avant de le coudre, sinon après il rétrécit au lavage, il déteint, il s'effiloche, bref, c'est l'enfer, arrachage de cheveux garanti parce que c'est irrécupérable. Par contre, truc étonnant : il semble qu'une robe neuve en lin rouge ne déteigne pas. Je pense qu'elle a été maraboutée.

        Bref, du travail en perspective. Je m'en réjouis d'avance ! Découvite, fil à bâtir, machine à coudre, du temps et beaucoup, beaucoup de patience : je peux le faire. Je l'imagine déjà, cette robe, évidemment ele irait mieux à une fille plus grande et plus mince, mais je m'en fous : ce sera la mienne. J'aurais une robe unique, et en plus, je pourrais dire : c'est moi qui l'ai faite !

Par Mahault
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Mardi 1 mai 2007

       La petite robe rouge est finie. Oui, tout est fait. Depuis dimanche soir... Finalement, pour des raisons assez difficiles à détailler ici, je n'ai pas pu découdre le fameux ourlet de douze centimètres. Donc j'ai fait une bande écrue assez large, quinze centimètres, je l'ai cousue directement au bas de la robe, quelques centimètres à l'intérieur, genre jupon. Pour ce faire, j'ai appris à faire du biais : merci, les tantes cousettes... C'est facile, mais ça demande des notions de géométrie que je n'ai plus vraiment (quoique, cette expérience démontre que je n'ai pas tout perdu, contrairement à ce que je croyais...).

       Couture du croquet, sur la couture du bas, pour la cacher, au bord des manches et du col, et puis il a fallu suspendre la robe à un cintre, devant la fenêtre, pour épingler l'ourlet. Devant la fenêtre, ça n'a rien d'obligatoire : c'est juste que la barre du rideau est le seul endroit de mon carré où je peux suspendre la robe et me tenir debout en faisant les modifications, et puis il y a avait un superbe orage dimanche soir, j'avais envie d'en profiter. Et là, la vraie difficulté commence : il s'agit d'épingler droit derrière et légèrement en arrondi devant. Enfin bon... Une heure d'épinglage, mon pouce gauche a crié grâce, j'étais contente du résultat, j'ai piqué l'ourlet sans attendre, repassage de la robe, essayage, terminé. La robe rouge a rejoint le placard, sur son cintre, elle en sortira la prochaine journée de canicule (je rappelle que dans ma tête comme en Bretagne nord, l'alerte canicule, c'est 25°).

       En fait, pour être une cousette acceptable, il me manque (entre autres) la capacité de visualiser le résultat auquel je vais arriver avant d'y être. Il n'y a qu'une seule chose que je n'avais pas prévue, dans ce projet : la tête du résultat. Ca tombe bien, elle me plaît. Mais j'ai l'air années 50 à mort.  

Par Mahault
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Samedi 5 mai 2007

        J'ai fini le corset. Je l'ai commencé il y a une quinzaine de jours, et, là, il n'y a pas dix minutes, je l'ai terminé. Contente, évidemment, j'ai cru que je n'y arriverais pas ; après application consciencieuse de la loi de Murphy (quatre possibilités pour coudre une pièce, c'était la quatrième la bonne...) sur une pièce du devant, après pose / enlevage / repose d'oeillets, après une bonne prise de tête, hier au soir, devant la quasi-impossibilité de mettre les embouts au bout des baleines, je n'y croyais plus.

        Je l'ai lacé, je l'ai essayé, et me revoilà effondrée. Pour le ventre, impeccable, c'est tout juste ce que je voulais obtenir. En revanche, la poitrine... Ce genre de corset doit être fait pour les seins qui se tiennent. Donc, évidemment, je vais modifier le mien, peut-être poser des oeillets sur la bordure du haut, et resserrer le tout avec un ruban... Pour vous donner une idée, il est bleu foncé, avec des rayures crème verticales, il est bordé d'un biais crème et lacé avec du ruban de satin assorti. Il est beau, presque parfait, ne reste plus qu'à faire entrer mes seins dedans...

      Le côté "mission suicide", c'est pour mes mains. Les deux saignent, à l'heure qu'il est. Criblées de coups d'épingles (pas la peine de rire, quand on s'enfonce franchement une épingle dans le gras du pouce, ça fait vraiment mal), de piqûres d'aiguilles, de dérapages de découvite, et même d'un coup de ciseaux, j'ai les deux index pelés, un majeur déchiqueté au bout, des points rouges généreusement distribués sur la surface qui reste, et j'ai mal. Je suis contente de mon travail : mais je crois qu'il est vraiment temps que j'arrête la couture, au moins trois ou quatre jours, le temps que mes mains cicatrisent.

Par Mahault
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Vendredi 25 mai 2007

       Un petit point sur l'avancement de mes travaux.  J'ai terminé la robe en satin bleu clair : haut froncé, genre faux smocks (les vrais, ce sera pour plus tard...), bas empire, juste aux genoux, bretelles à nouer sur les épaules en ruban de satin crème, je n'ai pas trouvé une teinte de bleu qui aille avec le tissu de la robe. Portée une fois, pour le moment, avec des ballerines rouges (je n'ai pas encore réussi à m'adapter aux souliers blancs à talons, mais je ne désespère pas d'arriver un jour à marcher avec sans qu'on croit que j'ai les deux genoux cassés). J'ai fait, hier, entre mon mémoire et la visite d'une amie, une jupe noire et blanche : le tissu est original, trame noire chaîne blanche, ou l'inverse, je ne sais jamais, bref, ça donne des très petits carrés (la largeur du fil, en fait) noirs et blancs. Trapèze, au-dessus du genou, fermeture éclair et une bande du même tissu avec un bouton gris, à la taille, pour la netteté. Elle est mignonne, plutôt confortable, et je vais pouvoir la mettre avec mon corset gris perle (c'est pour ça que je l'ai faite, d'ailleurs...). Deux heures et des brouettes de travail, ça a été vite, je suis plutôt fière de moi.

       En projet, un corset en satin de coton bleu ciel, le même tissu que la robe, doublé et biaisé en coton crème, pour Cécile. S'il y a assez de tissu, je m'en ferais bien un aussi... Le corset de Cécile est prioritaire, évidemment. J'en ai conçu un autre, pour moi, en lin beige, je pense, en verra bien... Mais au moins, je sais maintenant qu'il y a un certain nombre d'erreurs à ne pas commettre, mon premier corset fait par moi-même s'avérant totalement inutilisable... Tant pis, je vais le découdre pour récupérer le busc, et je recouperai les baleines pour bricoler un serre-taille. Ben oui, on découd, on coupe pas direct dans le tissu... oui, ça irait plus vite, mais c'est pas propre !

       En cours de réalisation, un pantalon pour le cours de couture, et un sac, forme cabas, grosse toile de coton noir doublé de vichy à gros carreaux roses et blancs. Sur l'extérieur noir, je brode avec des sequins roses, la même teinte, presque, que les carreaux de l'intérieur, sur une seule face parce que c'est hyper long, "culture dans tous les sens" (j'ai longuement hésité avec "j'ai failli attendre", un peu agressif, et "chuis la copine d'un papillon", mais c'était beaucoup trop long, peut-être pour ma soeur, pour plus tard) : quand j'aurais fini de poser toutes ces paillettes, il me restera à faire les anses et à coudre ensemble extérieur et doublure. Et quand j'aurais fini le sac, j'en ferais un autre, extérieur noir aussi, il me reste de la toile, mais intérieur autre (je n'ai plus de vichy rose) : peut-être pour une amie, avec sur une face "un jour oui" et l'autre "un jour non".

       La bonne nouvelle, c'est que je suis là tout août. Ca veut dire que, raisonnablement, en cousant le matin et en travaillant l'agrèg l'après-midi, je peux arriver à faire tout ça. Prévoir quand même des journées d'au moins quarante-huit heures.

Par Mahault
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Mardi 12 juin 2007

       Voilà, au son de Barbara et de ses chansons spleenantes (copyright Cécile), j'ai enfin mis au net plusieurs choses que je devais faire depuis avant le paléolithique. Un sac à bouts-de-tissu-qui-restent-et-qu'on-garde-pour-plus-tard parce qu'on-ne-sait-jamais, des fois qu'un jour on aurait besoin de douze centimètres carrés de jersey rose fuschia avec des paillettes... Bref, il me restait de la percale blanche et du ruban pervenche, ça a fait un grand sac suspendu à l'espagnolette, avec tous mes restes dedans.

       Un sac à linge sale. J'en ai déjà un, jaune, en forme de polochon, pas pratique mais je l'aime bien. Là, il est bleu foncé, avec des rubans crème qui coulissent pour fermer, assez grand pour quatre à cinq jours de voyage. Je vais peut-être le broder, on verra bien... si j'ai le temps.

       Le pantalon à pont. Pour une fois, j'ai mis plus de temps à faire un projet qu'à choisir le tissu. Deux mois que je suis dessus (mais il y a eu les vacances, les partiels et le désastre mémoire...), il ne me reste plus qu'à choisir des boutons et à faire les boutonnières. A la machine, évidemment... Peut-être des boutons en bois clair, ce sera pas mal avec ce tissu bleu et lourd. Pantalon entièrement fait toute seule, je le précise !

       Le sac cabas noir. Après maintes heures passées à broder ces foutues paillettes rose Barbie, c'est enfin terminé. Je vais pouvoir l'emmener à Strasbourg... Extérieur en toile noir, brodé de "Culture dans tous les sens" en sequins roses, intérieur en très gros vichy rose et blanc : ça kitsche à mort, au moins je suis sûre que personne n'aura le même... et puis j'aime les trucs kitsch. Appel : il me reste assez de toile noire pour en faire un deuxième, reste à choisir l'intérieur...

       Un sac à biais / ruban / croquet / élastique. Oui, un fourre-tout. Même modèle que le sac à restes de tissu, plus petit, bleu foncé, même tissu que le sac à linge...

       Deux sachets en toile vichy orange vif et biais orange cousu, un pour mes produits solaires (deux crèmes, un truc antibrûlures), l'autre pour trimballer mes dessous quand je voyage, donc un peu plus grand que le premier...

        Je tiens à préciser que j'ai fait tout ce bazar sans acheter un centimètre carré de tissu ni de passementerie : imaginez le stock de trucs inutilisés que j'avais... Evidemment, il me manque encore plein de sachets, dont un (ça ne s'invente pas) pour le GPS de maman ! Là, j'ai en projet un "pyjama" (si l'on peut dire) en jersey rayé de deux tons de bleu, un débardeur à rubans sur les épaules et une culotte. On verra bien ce que ça donnera...

Par Mahault
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