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       Le blog d'Elsia et son regard sur le monde : c'est varié (éclectique, même), culturel ou pas, musical et très vidéo, passionnant de toute façon, émouvant évidemment. Un blog dix-huit étoiles, minimum.

       Le site du Mammouth déchaîné : histoire de rire de notre quotidien de futurs professeurs, un peu d'humour ne nous fera pas de mal. Douze étoiles, mais mise à jour quelque peu irrégulière.

       Une association de professeurs, Sauver les lettres : pour qui s'intéresse à la sauvegarde de l'enseignement de la littérature. Le meilleur de ce que je préfère, sur leur site, est ici, , encore là, un autre morceau, et, pour finir, ici. Mais tout n'est pas du même tonneau...

       Les mots sont importants : coanimé par Pierre Tévanian et Sylvie Tissot, ce site consacré à l'observation de la langue dans les médias m'a particulièrement intéressé. Leurs "études de cas", qu'on soit d'accord ou pas avec le contenu des textes, sont particulièrement intéressantes, et leur manifeste a le mérite de la clarté.

       Acrimed : un site d'observation et de critique des médias, comme son nom l'indique. Clair, organisé, régulièrement mis à jour, classement thématique de certains sujet, et un moteur de recherches qui marche. Une saine lecture, qu'on ait ou pas la télévision.

      

ma vie mes oeuvres

Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /Juin /2007 10:03

       Bon, ben, voilà, fin de l'aventure, ou presque... Ma directrice ma laisse le choix de le rater maintenant et de ne pas avoir la moyenne et/ou de ne pas être acceptée en M2, plus tard, ou de le passer en septembre, avec a priori de meilleures chances de réussite. Donc, soyons logiques, pour une fois, je vais le passer en septembre... Reste à accepter de laisser au vestiaire et derrière moi ma fierté, ma réputation de bonne élève et, plus important, ma santé. Crises d'asthme, crises allergiques, crise d'angoisse, insomnies, myalgies persistantes et inexpliquées : ma vie n'est pas joyeuse, en ce moment. Me voilà droguée, antidépresseurs et calmants, Ventoline, j'ai refusé les somnifères. Si mes études me rendent malade, je crois qu'il est temps de les arrêter.

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Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /Mai /2007 19:23

       Conclusion terminée, notes soigneusement faites et numérotées (j'ai dû écrire op.cit. au moins 120 fois), ne reste plus que la bibliographie (sept à huit livres en comptant les oeuvres, ça ne devrait pas être trop long), mais il faut que je retrouve ma fiche méthodologique sur le sujet. Il me manque l'avis de ma directrice, je lui ai soumis mon oeuvre aujourd'hui, j'attends le verdict pour la semaine prochaine... Pourvu qu'il n'y ait pas trop de choses à rectifier !

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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 09:27

       Intro terminée, conclusion en cours... Bibliograhie, références et notes me filent des envies de meurtre, mais je ne sais pas qui tuer. J'en ai maaaaaaaaaaaaare !

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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /Mai /2007 12:52

       J'ai fini la dernière sous-partie, j'ai mis l'interligne réglementaire, et me voilà avec à peine 55 pages. Il me manque encore les notes en bas de page, quelques références, introduction et conclusion : avec tout cela, je dois atteindre 60 pages. Ce ne sera pas pour aujourd'hui : vu qu'il pleut, mais alors vraiment, mon papa a eu l'idée de venir décoller du papier peint chez moi, et avec moi.  On va gratter le plafond, reboucher les fissures des murs (non, je n'habite pas un taudis, juste un appart pas retapé depuis longtemps dans un vieil immeuble), et bien entendu en foutre partout : je n'aurai plus qu'à recommencer le ménage.

       Oui, je suis d'une humeur massacrante. Il pleut, mon mémoire n'a pas autant de pages que ce que je voudrais, je n'ai pas la moindre envie de décoller du papier peint, surtout cet après-midi, pendant que ma soeur sera au cinéma, je ne peux plus voir mon mémoire / ma documentation / mes oeuvres en peinture, et j'en ai assez d'être fatiguée. pas la peine de me dire que ça ira mieux demain : demain, il faudra toujours faire cette introduction que je ne sais pas par quel bout commencer.

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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /Mai /2007 19:04

       Hin hin, je l'ai eu. Il y a UN opuscule qui parle de l'éducation des jeunes filles dans les couvents au XIXe, à Angers, un truc publié par des érudits locaux. Gloire et remerciements infinis à la gentille bibliothécaire de la BM qui a consenti à perdre une demi-heure de son temps avec moi, ce matin : elle a fourni la matière de douze lignes à mon mémoire. Oui, ben douze lignes, ça fait une demi-page, c'est pas négligeable, au point où j'en suis...

       Bon. Il ne me reste plus qu'à retrouver la citation précise dont j'ai besoin, au milieu de la documentation que je retourne chercher demain à la BU (ça m'apprendra à faire des fiches correctes, à faire des fiches tout court en fait), à rédiger ma dernière sous-partie sur la vision de l'auteur sur le personnage (ça ne va pas être facile, je n'ai pas commencé et c'est un travail de fourmi, genre une citation dans le bouquin qui en parle, et c'est tout), ça promet d'être long, et les siamoises introetconclusion. Je peux le faire. J'espère jsute que ma directrice ne va pas me dire, la semaine prochaine, que ce n'était pas comme ça que je devais m'y prendre.

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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /Mai /2007 20:02

       Ce qui s'appelle un défi con. Mais alors un vrai. Je fais mon mémoire de maîtrise, ces jours-ci, et une amie de fac aussi. Il y a quinze jours, on était à se dire qu'on ne rendrait peut-être qu'en septembre... Et là, ce soir, au détour d'une conversation téléphonique, paf, on se dit comme ça "et si on se donnait trois jours pour le finir ?" Ben, évidemment, on a pris ça au sérieux. Donc, on s'appelle dimanche, pour voir où on en est. Vu que ma documentation sur les couvents est toujours au point mort, je ne pense pas que j'aurais fini dimanche soir à vingt heures.

      Mais ce n'est pas grave : l'essentiel, c'est de travailler à fond, quinze heures par jour s'il le faut, jusqu'à dimanche soir. Je viens de boucler mon II C, c'est-à-dire la troisième sous-partie de mon deuxième grande partie. Reste mon grand III, pas rédigé du tout et pour lequel je manque encore un peu de documentation, restent intro et conclusion. Déjà que je souffre pour sortir douze lignes en intro et huit en conclusion, écrites à la main, pour une dissert, et que je ne vois pas vraiment où je vais avec ce mémoire, ça s'annonce mal. En fait, il faut que, dimanche à quinze heures trente, j'ai fini mon mémoire (y compris la partie couvent, qui commence à me taper sur le système), j'ai trouvé une dynamique et un intérêt à mon travail. C'est pas gagné...

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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /Mai /2007 11:13

       Je le savais, ça ne pouvait pas durer. Pour une fois, ma nature foncièrement pessimiste (je ne sais plus qui disait que les pessimistes sont des optimistes bien informés, je crois surtout que c'est ça) : il n'y a manifestement à la BU d'Angers, tous sites confondus évidemment, aucun livre sur l'éducation des filles au XIXe siècle. C'est un scandale. Comment ça, tout le monde s'en fout, surtout dans une ville où l'université ne propose pas de cursus de socio ? Ben, pas que ça m'intéresse foncièrement, mais là il me FAUT un description de la vie des jeunes filles au couvent pendant les années 1860-70. Attention, pas des religieuses, hein. Des jeunes filles qu'on envoyait au couvent pour les éduquer, les instruire, etc. Parce que c'est ce qui arrive à Giselle, et ma directrice m'a opportunément fait remarquer que, si quelqu'un sait tout sur ce thème, cette perle ne sera de toutes façons pas dans mon jury, et que je dois donc détailler et expliquer cette partie.

       Je ne trouve rien. Reste la solution de raconter ce que je crois qu'il s'y passait, et d'inventer un auteur et une oeuvre de manière à ce que ce soit crédible : un truc du genre Jean-Paul Usmont, L'éducation des filles (1850-1980) : une laïcisation progressive. Evidemment, ce bouquin n'existe pas, ce serait trop beau. Le côté crédible, il est obtenu par le fait que le titre ne parle pas exactement de ce que je cherche, mais que ça peut se trouver englobé dedans... Non, je ne le ferais pas. Ce serait un peu bête de commencer tout de suite à foutre en l'air mon avenir là-dedans, et puis j'aurais trop honte. Non, je vais retourner à la BU, plutôt, et harceler un bibliothècaire : ça DOIT se trouver, un livre sur les couvents de jeunes filles au XIXe, que diable !

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Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /Mai /2007 10:41

       Le goût du n'importe quoi, assez vif à l'ordinaire dans ma petite tête de linotte, m'a visiblement poussée assez loin cette année. Parce que, quand même, une année de maîtrise, ça réclame un mémoire. Vérité que j'avais soigneusement calfeutré dans le placard aux horreurs depuis trois semaines, le temps de réviser mes examens. Seulement voilà, le temps des partiels aussi a une fin, aussi incroyable que ça puisse paraître quand on est dedans. Trois jours de repos relatif et hop, c'est reparti : dimanche matin, j'ai embrayé sur le portrait physique de l'enfant-roi et ses conséquences dans la narration. Oui, c'est aussi chiant que ça en a l'air...

       Depuis quatre jours, j'ai la curieuse impression d'enfoncer des portes ouvertes chaque fois que je tape une phrase, voire chaque fois que j'ouvre la bouche. J'exposais hier ma théorie de la spatialité du pouvoir dans Quel amour d'enfant !, théorie dont j'étais particulièrement fière parce que repérée et organisée toute seule, à une jeune mère de ma connaissance qui m'a fait remarquer que c'était le cas de sa fille. Mortifiée (je la connais bien, cette petiote, je la garde souvent). Bref, encore une fois, mes vélléités d'intelligence tombent à l'eau...

       Bon, léger baume pour mon amour-propre, j'ai réussi à retrouver de tête la typo correcte pour présenter une citation. Oui, je sais, c'est accessoire, pour ne pas dire inutile. Ne me le dites pas, ça foutrait en l'air tout ce que j'ai fait d'intelligent, hier.

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Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /Mai /2007 09:57

       On mettrait Paris en bouteille, tout le monde le sait. Très bien, mais quelle utilité ? Avec des si, je peux faire bien plus intéressant que ça, de mon point de vue.

       Avec des si...

- je pourrais rendre le secrétaire de Lettres de mon université calme et respectueux des étudiants qu'il est là pour aider, pas pour faire chier.

- ma très chère université aurait une politique cohérente d'examen et de validation des années à mémoire. 

- mon téléphone ne me lâcherait pas juste le soir où je déprime encore plus que d'habitude.

- je finirais mes histoires au lieu de les déchirer.

- je serais l'officielle de Benoît, pas seulement son officieuse, pas seulement un cinq à sept.

- j'aurais mes examens, haut la main, je terminerais mon mémoire et je validerais le tout les doigts dans le nez.

- je serais en étaat de passer l'agrégation sans songer au suicide, l'an prochain.

- j'aurais une chance d'avoir l'agrégation.

- je serais belle.

- je parlerais le polonais, le hongrois, l'ukrainien, le chinois, l'allemand, l'arabe, l'italien (pour l'opéra) et la charabia universitaire.

- je dormirais, enfin, une bonne fois, et je me réveillerais en pleine forme.

- mon carré serait autonettoyant, mes vêtements aussi, ils se repasseraient tout seuls, je n'aurais plus besoin de manger ni de me laver.

- j'aurais un enfant.

Puis, quand j'aurais fait tout cela, sans doute, je mettrais Paris en bouteille, rien que pour voir le résultat.

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Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /Mai /2007 09:01

       Je rêve d'une escapade à la mer. Une vraie, trois ou quatre jours au bord de l'eau, dans le nord de la Bretagne, avec des pulls marins parce qu'il fait froid, des mouettes qui criaillent, les algues, l'odeur froide de la plage à marée basse quand il fait gris, les balades en imperméable et le caramel au beurre salé, la mer, surtout, l'odeur âpre et  violente du sel qui pique les plaies, le froid glacial de l'eau, l'étendue immense et le calme, le vent, la solitude. Le tout avec un amoureux.

       C'est mal parti : pas d'amoureux, déjà. Et puis les partiels commencent dans six jours, le quinze mai, et mes révisions sont très loin d'être terminées. Donc, je consacre une partie de mes matinées à la couture, l'après-midi aux révisions, seule ou avec une amie, c'est quand même beaucoup plus agréable de travailler à deux, je vais donner ma leçon en fin d'après-midi, et, le soir, relecture du ou des cours de la journée, un bon bouquin ou une visite aux amis, dodo. Et c'est reparti pour vingt-quatre heures...

       Il me les faut, ces examens. J'ai besoin de ma maîtrise pour pouvoir préparer l'agrèg, pour garder un minimum d'estime de moi-même et de confiance dans mes capacités de travail, aussi... Mais, à défaut d'amoureux et d'échappée au grand air, que ça fait du bien, certains soirs, d'aller oublier ces révisions dans le lit de mon amant.

      

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